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ÉTABLIS SUR LA PAROISSE DE SAINT ETIENNE DU MONT

LES CARMES, qui avoient d'abord été sur la Paroisse de

Saint Paul, à l'endroit où sont les Celestins, furent transférés

en i3i8 proche la Place Maubert. On voit sur les murs du cloître

du côté de l'Eglise, qu'encore au XV siècle leurs manteaux étoient

bigarrés de bandes longues, blanches et noires alternativement,

à commencer par la bande blanche. C'est ce qui les avoit fait

appellcr les Barre:{, Ils avoient communiqué ce nom à la rue qui

conduisoit au lieu de leur première institution. Ces peintures

ne sont que de la fin du XV siècle, ayant été faites, aussi-bien

que l'historique qui les accompagne, par les soins de Laurent

GaiL Chr. Bureau, Carme, mort Evêque de Sisteron en 1504. Un Historien

in Ep, Sistar, ^^^^ Charles VI observe que Blanche de Navarre, Reine Douai-

Le Laboureur riere de France, en 1398, leur avoit donné un prétendu clou de

p- 397. Ya Passion, qu'elle avoit acheté de marchands Vénitiens.

DU TERRITOIRE DE l' ABBAYE SAINTE GENEVIEVE 255

Le Cardinal Rollin, Evêque d'Autun, voulant étendre dans cet Ordre le culte de S. Lazare, patron de sa Cathédrale, fonda et bénit, l'an 1478, un autel sous son invocation dans le cloître Reg. Ep. Par. de ces Carmes de Paris, lesquels, trois ans après, obtinrent de l'Evêque de Paris d'y ériger une confrérie. Ces mêmes Religieux de la Place Maubert ayant voulu, en 1 536, empêcher les pauvres de la Paroisse de quêter dans leur Eglise, le Parlement leur défendit Kcr/r. Pari. de s'y opposer. Il est fait mention de deux Carmes de Paris dans s3Sept. les Mémoires de l'Académie des Belles-Lettres : Tun nommé Jean Venette, continuateur de la Chronique de Guillaume de Nangis, t. xiii, p. 530. au XIV siècle; l'autre appelle Jean Golein, qui traduisit aussi ^-^^"'P* 74» • au même siècle quelques ouvrages de latin en françois. L'Abbé Chastelain fait observer dans le bimestre de son Martyrologe, Page 77a. que ces Religieux ont érigé en leur Eglise une Chapelle sous l'invocation d'un de leurs Religieux, qu'ils appellent S. Avertain, lequel est mort au XIV siècle ; et que sa vie, écrite d'abord en italien, a été traduite en latin, par un Carme nommé Légers de Paul, qui a eu, dit-il, assez peu de retenue pour écrire que le Prophète Elle s'étoit marié à Nimegue, avec une fille nommée Beatrix.

NOTRE-DAME DE SION, autrement les Chanoinesses An-

gloises, rue des Fossez S. Victor. Cet établissement est de l'an 1634.

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