PREMIERE ÉMANÉE DE LA CATHÉDRALE
Dame, ce Clergé et les Paroissiens ont liberté entière dans cette Eglise. Ils ont commencé dès Tan 1745 à en abattre le jubé ou ambon dont la structure étoit très-belle. On les a exhorté dans un Journal de Tan 175 1 à en rétablir deux petits qui n'offusquent Journ.deVerdun point la vue, et de faire imiter en cela ceux de la Paroisse Royale ™*^** ^^ ^*"* de S: Jacques de Compiegne, ou au moins d'avoir une petite tribune amovible pour placer le Diacre aux jours de Solemnité entre le Chœur et la Nef du côté méridional. Il est à souhaiter que ce qui sera pratiqué sur ce point leur fasse autant d'honneur que le livre du Propre de la Paroisse qu'ils ont fait imprimer en 1745.
Une des plus considérables décorations qui a été faite à cette Eglise depuis que les Paroissiens en sont en possession, sont les grands caveaux qui régnent presque sous la nef entière pour les inhumations, et par le moyen desquels le pavé de l'Eglise sera maintenu dans l'uniformité. Lorsque l'on fit les creusées pour les construire en 1746 et 1747, on trouva à douze pieds de profondeur au bas de l'ancien Autel Paroissial du côté de la première Chapelle, deux tombeaux de pierre à la façon des anciens Chrétiens et placés un peu de biais ; ils me parurent avoir été remués et ouverts dans le temps que l'on avoit construit le petit caveau voisin de la Chapelle. Il n'y avoit aucune inscription.
Pour imiter en cette Paroisse Royale la simplicité des Eglises de Versailles, on a ôté de dessus les Autels de différentes Chapelles quantité de statues de Saints et de Saintes, Patrons et Patrônes des Fondateurs ou des Possesseurs, on les a placé dans les ' niches autour de l'Eglise et dans celles des portiques qui se trouvoient vacantes. J'ai cru devoir faire cette remarque pour l'opposer aux préjugés de ceux qui s'imaginent que ces images d'un S. Filbert, d'un S. Leufroy, d'un S. Fiacre ou d'un S. François, ont été placées là pour faire entendre que cette Eglise a été une Eglise de Moines ; ce que j'ai déjà combattu ci-dessus. •
Je n'ai pas rencontré beaucoup d'actes qui contiennent rien de remarquable sur les Curés de cette Paroisse. Il est fait mention dans la Chronique de Louis XI, à l'an 1564 au mois d'Août, de Jean Luillier, Docteur en Théologie, Curé de S, Germain l'Auxerrois, qui avoit été l'un des Députés du Clergé au Château de Beauté vers les Princes ligués contre le Roi. Robert de Mazengarbe lui succéda, et mourut en 1485. Reg. Ep,
L'Eglise Métropolitaine de Paris à laquelle les Chanoines de S. Germain sont réunis, s'est conservé, comme un vestige de l'ancienne émanation et dépendance, le droit de venir célébrer le jour de S. Germain 3i Juillet, la Grand-Messe en cette Eglise.
A envisager en gênerai le territoire de cette Paroisse, tant comme il étoit primitivement que comme il a été réduit, il se
trouve qu'il a servi à Térection de quatre Collégiales, neuf Paroisses et plusieurs Hôpitaux. Je parlerai en particulier de tous ces établissemens. Mais il faut auparavant représenter retendue à laquelle elle est restreinte aujourd'hui, et faire quelques observations sur quelques lieux tant dans le genre Civil qu'Ecclésiastique qui sont compris dans cette étendue actuelle.
La figure est un quarré oblong. Depuis l'extrémité des Tuileries ses limites passent par le milieu de la rivière, et vont jusqu'au derrière de la statue d'Henri IV, reviennent ensuite à la moitié septentrionale du bras de la rivière jusqu'au Pont^au-change, sur le bout duquel dans la branche en descendant vers le Châtelet il n'y a que trois maisons qui en sont. Le Grand Châtelet, même les prisons, y est compris avec la rue Pierre-à-Pois$on.
Ensuite tout le côté gauche de la rue S. Denis jusqu'à une ou deux maisons en deçà de la rue Courtalon exclusivement. De la rue de la Tableterie les cinq ou six premières maisons à droite en y entrant, puis revenir aux trois ou quatre dernières maisons de la rue des Fourreurs aussi à droite ; tout ce qui est à gauche en ces deux rues est aussi de S. Germain. L'extrémité de la rue des Déchargeurs excepté ce qui fait le coin de la rue de la Ferron* nerie. Après cela dans la rue S. Honoré tout le côté gauche, jusqu'à la Boucherie des Quinze-Vingt.
Dans cette Boucherie les étaux à gauche en entrant sont de Saint-Germain ; les limites passent ensuite dans le milieu de la Cour du marché pris en longueur, renferment la grande Ecurie et ses Cours, le manège jusqu'à la Grotte des Fueillans : Puis elles suivent les murs du reste du Jardin des Tuilleries, renferment l'Orangerie et vont jusqu'à la moitié du Cul-de-Sac de cette Orangerie des deux côtés, reviennent passer au bas du jardin de M. le Marquis de Resnel, et renferment le fossé des Tuilleries, jusqu'à la rivière. Le sieur P. Faure qui a levé ce plan géométriquement en 1739, en conséquence de quoi il a été gravé, a calculé que cette étendue contient 25o arpens 62 perches quarrées.
II y avoit anciennement dans la rue S. Germain l'Auxerrois un Acte de 1398. lieu qu'on appelloit la place aux Bourgeois et la place aux Marchands. Apparemment que le Pont-Marchand qui avoit succédé au Pont aux Meuniers, et qui étoit au-dessous du Pont-«u« Change, avoit tiré son nom de cette place. Il fut réglé le Reg.Ep. 16 Février 1609 par l'Evêque, que les habitans de ce Pont seroient en partie de la Paroisse de S. Germain, et en partie de celle de S. Barthelemi. Ce partage s'observe encore à présent à l'égard de là branche septentrionale du Pont-neuf. Dans la même rue de S. Germain étoit sous Philippe-Auguste un Hôtel de Barthelemi de Roye, Chambrier de France, que cet Officier légua
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à l'Abbaye de Joyenval au Diocèse dé Chartres dont il est fohda> chart. Min. Ep. tcur; il voulut le conserver sa vie durant, et que la Chapelle qui y /°'- '<^-*^étoit ne fût détruite qu'après sa mort. L'Evêque de Paris se conserva une rente pour son droit d'amortissement l'an 1224; c^est aujourd'hui le lieu où a été bâti en 1698 le Grenier-à-Sel. De là vient qu'on y voit les armes de l'Abbaye de Joyenval, et celles d'un Evêque de Chartres à cause de la réunion faite de cette Abbaye à cet Evéché.
CHASTEAU-FESTU étoit un lieu voisin de la Croix du Sauvai, Tiroir, et qui donna son nom à une ancienne rue : mais on ne '^- '"» p- ^^^* voit pas clairement ce que c'étoit que ce Château. Il en est parlé chart.Maj.Ep. dans un titre de l'an i255. Sauvai avoit vu ce titre, et n'a pu rien f^^- •*^* décider, parce qu'il n'avoit pas assez examiné l'origine du nom de Saurai, la Croix du Tiroir, et que Je ne crois pas que jusqu'ici elle ait été '^' ^» p- 77trouvée. Il me semble seulement que les Auteurs de la dernière édition du Glossaire de Ducange ont frayé le chemin pour la découvrir.
LA CROIX DU TIROIR a pris son nom de ce qu'elle étoit proche le Tiroir de ce quartier-là. Dans les titres que j'ai vu, et qui sont plus anciens que ceux que M. Piganiol cite, étant du XIII, XIV, et XV siècle, le nom Tiroir est ainsi écrit Tirouer en 1259 ; Tyroél vers le même tems ; Tyroer dans le Necrologe de N. D. au 8 des Ides de Juin (ce manuscrit est d'environ l'an 1270); Tirouer en i3i7 dans les Registres du Parlement au 2 Mars, et dans un Mémoire d'environ 1870; Tyrouer dans un Compte de 1455. Cette uniformité insinue qu'il faut songer à ces anciens Tiroirs qui servoient à étendre et tirer les étoffes, que des titres latins du temps de S. Louis appellent Tiratoria. Il convenoit qu'il y en eût gioss. Cang, un dans un quartier qui se peuploit de plus en plus de Mar- ^^^' Tiratorium chands, lesquels en apportoient de Normandie, Picardie et d'ailleurs. C'est ce qu'une Ordonnance du Roi Philippe de Valois de Ordon. des Rois. l'an i335 appelle Tendaris, seu locus communis in quo panni tïÏiP»»5. tirantur seu tenduntur. Il ne convenoit pas moins qu'il y eût auprès de ce tiroir d'étoffes un lieu couvert pour y déposer les pièces de marchandises, et ce lieu construit à la légère selon la mode de ce tems-là, en forme de halle ou pavillon en charpente, n'étoxt apparemment couvert que de branchages ou de chaume, ce qui aura pu le faire appeler Château- festu. Cette origine de Tiroir est certainement plus recevable que celle qui en fait venir l'étymologie du supplice de la Reine Brunehaud, dont l'exécution arriva à plus de cinquante lieues de Paris, et que celle du triage des betes. Ainsi je conclus que M. Piganiol a eu raison de railler ceux qui croient parler mieux que les autres en disant la Croix du trahoir. Au reste, comme le Tiroir étoit une place publique, et
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anciennement plus large qu*on ne la voit aujourd'hui, il n'est pas extraordinaire q a'on y eût planté une Croix comme on en met aux carrefours. Vers l'an 1400 c'étoit la seule place dans Paris où Tabui. Ep. l'Evêque pût faire faire justice, mais non pas jusqu'à la mort. J'ai vu un roulleau de ce tems-là contenant les pouvoirs de son Prévôt et de son Bailli ; et à l'article de ce Prévôt j'y ai lu ce qui suit : « Item ledit Prévost a connoissance de pendre et ardoir hors la « banlieue de Paris, et faire couper oreilles à Paris à la croix du « Tirouer; et doivent être faits de tels jugemens par le conseil « des Bourgeois dudit Evêque, à ce présent et appelle son « Procureur. »
LE FOR-L'EVEQUE, c'est-à-dire la Cour contentieuse de l'Evêque ou le siège de sa Jurisdiction, se trouva aussi sur le territoire de S. Germain, à cause de la Seigneurie générale qu'il eut primitivement sur ce territoire ; ce n'étoît ni un Fort ni un Four, comme quelques-uns l'ont cru, mais un lieu à plaider, Forum Episcopi. Le roulleau des charges du Prévôt de l'Evêque, écrit il y a environ 35o ans, porte cet article : « Item le Prévôt « dudit Evêque doit demeurer en son Chastel du Four-1'Evesque, « ou ailleurs au dedans de sa Terre, et aussi il y doit demeurer les « Clercs de sa Baillée et tous ses Sergens. » La porte de ce lieu qui est du côté de la rue Saint-Germain paroît être de quatre cens ans. On y voit au-dessus en relief un Evêque et un Roi en face agenouillés devant une Notre-Dame, symbole de l'association à laquelle Louis le Gros fut admis, ou du Traité de paix fait entre Philippe-Auguste et l'Evêque de Paris. Les armes de France sont à fleur de lys sans nombre traversées d'une crosse droite. A l'autre coin sont en relief un Juge en robe et en capuchon, des Assesseurs, et un Greffier vêtu comme un homme d'Eglise. C'étoit quelquefois des personnes de qualité qui exerçoîent l'office de Bailli de l'Evêque. Un Henri de Bethune l'étoit en i3o3 : et à la fin du même siècle un Henri de Marie. Sauvai, T. 3. p. 35o, nous apprend qu'en 1452 il y avoit le For-le-Roy situé devant le Forl'Evêque.
LE LOUVRE. On a tant écrit sur ce Château, qu'il seroît inutile que je m'étendisse à en parler. L'étymologîe la plus probable est celle qui fait dériver ce nom du Saxon où Lover signifie
Lib.rub. uu Château Castelluniy à\m\Ti\ix\î At Castrum. Dès l'an i3i5,ou
Cam,Comput. environ, il y avoit une Chapelle dotée de 25 livres à prendre sur
la Prévôté de Paris, et d'autres droits; elle est appellée la Chapelle
Res:. Ep. de S. Jean dans un acte de permutation du i3 Décembre i522. Le Palais des Tuilleries est un lieu également connu, et dont je ne dirai rien.
LE FIEF POPIN. Je parle de ce Fief situé sur le territoire de
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la Paroisse de Saint Germain, telle qu'elle est depuis les diverses
distractions qui en ont été faites, préférablement à d'autres fiefs,
afin de rectifier, s'il se peut, l'erreur du public qui a altéré ce nom
en celui de Pépin, de manière à faire croire que le nom de Pab-
breuvoir Pépin vient du Roi Pépin. Popin étoit un des notables
Laïques de Paris nommé Popinus dans les Lettres de l'Evêque
Maurice de l'an ii85, où il paroît comme témoin. Sauvai a Tab.s.EUg.
découvert que la justice de ce fief s'exerçoit autrefois au porche de Sauvai,
l'Eglise de Saint Jacques de la Boucherie. Il s'étendoit dans les "^^ "» p- ^^9-
rues de la Saunerie, Saint Germain, ThibaudOdet, Bertin-Poiré,
comme aussi in villeta Episcopi, Le possesseur en doit hommage Tab. inv. Ep.
à l'Evêque. Jean de Motreux, bourgeois de Paris, rendit le sien le inpap.
3o Août 14.14,^ pro/eodo Popini. Marcel, ce Prévôt des Marchands sauvai, «/^ra.
si connu par ses séditions, sous les règnes du Roi Jean et de
Charles V, l'avoit tenu dans le siècle précédent. Ce qui constate
que Pépin est une mauvaise leçon; et qu'il faut lire Pbpin, est que Sauvai,
dans des actes de 1421 et 1427 il est écrit par une diphtongue "^-^"'P-^®^'*^^'
Paupin et Poupin. Il y a eu de plus un Jean Popin, prévôt de la
marchandise de l'eau de Paris en 1294.
LES QUINZE-VINGT. Je n'apprendrai à personne que cet Hôpital pour trois cens aveugles est une fondation de S. Louis. On peut juger du peu de revenus qu'il falloit avec les quêtes pour les faire subsister, par la somme que ce saint Roi destina pour la nourriture et l'entretien de Jean le Breton qu'il y établit Chapelain en 1260. Il lui assigna quinze livres de rente sur la Prévôté Tab.Ep.Par.in de Paris avec vingt sols pour le luminaire de la Chapelle : sur S/«r./«v./^.«. quoi ce Prêtre devoît entretenir un Clerc avec lui. Le Chapitre de Saint Germain entra dans cette bonne œuvre; il accorda en 1282 à cet Hôpital un arpent de terre pour la Chapelle et le Cimetière, avec permission d'avoir deux cloches, et il lui fit Gaii.chr. présent d'une Dixme sur un lieu qui n'est pas nommé, sauf le T.vii.coi.sSg. droit du Curé, ce qui fait entendre le droit qu'avoit cette Collé- md., coi, 263, giale sur le territoire où il étoit bâti. On voit même par un acte de l'an 1399 que les Chanoines s'y étoient réservé un droit d'offrandes. L'Evêque de Paris de son côté céda à ces aveugles dans sa Coulture cinq arpens de terre tenant d'un long aux murs charuEp.Par. de leur maison, et aux murs de la maison du Comte de Bretagne, ^- '''' P- ^^' jusqu'à la borne qui étoit proche les murs de la Terre des Tailleries, moyennant une rente de dix livres. Par un acte de Rotert de Rouen, Proviseur de cette maison en i3i5, on apprend que ce lieu qualifié Congregatio cœcorum possédoit alors domanialem curtem et jardinum versus Tuiîarias ultra Luparam, Pierre Ats atart.Maj.Ep, Essarts donna en i343 à cet Hôpital une pièce de terre de qua- foi. 207^ rante-deux arpens sise devant le marché aux chevaux, et tenant
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par un bout à cette même maison. L'Evêque de Paris accorda inv&nt. Ep, des lettres d^amortissement comme Seigneur du terrain, et s'y crëa
foi.i3r, ^jjg rente. Je veux bien croire (puisque M. Piganiol l'assure) que ce fut un nommé de Montreuil, Architecte, qui bâtît la Chapelle de cet Hôpital : mais ce ne peut être celle que l'ori voit aujourd'hui. Ce qu'il y a de plus ancien est le collatéral méridional qui est du XV siècle. Jean Amel, Evêque de Sebaste, y fit en i53o la
Reg:. Ep. bénédiction de cinq Chapelles nouvellement bâties. Le reste est ts juL /SS8. plus nouveau, et ne pacoit être que du siècle suivant, à la reserve des trois statues du portail qui regarde le septentrion, lesquelles viennent de l'édifice précédent, et ont été placées daiis les niches nouvelles. Les vitrages pareillement n'ont que deux à trois cens ans d'antiquité. Eni i33o cet Hôpital qui se trouvoit situé hors la porte Saint Honoré, avoit de l'autre côté de la rue l'Hôtel du
Tab. Ep. Duc de Braban, et celui du Duc de Juliers.
S. NICAISE est une Chapelle qui fait partie de l'Hôpital des
Quinze-vingt, dont une des entrées a été par la rue qui a tiré
son nom de cette Chapelle. C'étoit la Chapelle. dé l'Infirmerie de
Reg^. Ep. Par. Cette maison : elle passoit en 1491 pour un Bénéfice, et elle fut
ij. Ap. permutée alors. L'édifice qui est orienté au midi est de ce tems-là. Elle sert à présent d'école; l'on y expose les corps des F>"efes aveugles morts. Le culte de S. Nicaise, Evêque de Reims et Martyr, a été transféré dans la grande Chapelle de l'Hôpital, où l'on célèbre sa Confrérie, non le 14 Décembre, comme autrefois, mais le 21 Juillet.
S. ELOI. La Confrérie des Orfèvres de Paris efyant acheté une maison rue des deux portes, proche l'Hôtel de l'Abbaye de Joyenval, sur le territoire de l'Evêque de Paris, cet Evêque en accorda l'amortissement en iSgg. Les Orfèvres y bâtirent un Hôpital avec une Chapelle, et l'Evêque leur permit le 12 Novembre 1403 d'avoir un Chapelain : mais comme ils y mirent une cloche pour convoquer le peuple, le Chapitre de Saint Germain prétendit qu'on ne pouvoit point y célébrer publiquement sans sa permission. On Sauvai, t. m. apprend par un acte cité dans Sauvai, qu'il y eut aussi sur le
pag. 319. territoire de Saint Germain une Chapelle de la Monnoie, laquelle passoit en 1475 pour nouvellement érigée; et que ce ne fut que
Reg. Ep, dans cette année qu'il fut permis d'y célébrer, sauf le droit du Curé.
J'ai aussi trouvé dans un Registre de l'Evêché de l'an 1547, 21 Nov. qu'il existoit alors dans la rue des Bourdonnois une Chapelle dite la chapelle de la Chasse. C'est la permisson qui fut donnée d'y marier Nicolas de Mornay, Ecuyer du Diocèse de Rouen, avec Anne Luillier. C'est tout ce que j'en ai pu découvrir. LES PERES DE L'ORATOIRE commencèrent en i6i6 à