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DEVENUE PAROISSIALE

que depuis que le corps de ce Saint y passa, et qu'il étoît encore à Meaux à la lin du XII siècle. Outre cela, Du Breul fournit des preuves contre cette époque de Tan iiSô, lorsqu'il parle de TEglisede S. Laurent comme d'un bâtiment qui avoit lors de cette translation une nef et des Chapelles. Il est constant que cette Eglise bâtie sur l'ancien cimetière des Moines, n'étoît qu'un très petit édifice, sous le règne de Louis le Gros, n'étant alors que pour un très-petit nombre de Paroissiens. Je n'ai trouvé mention de la Confrérie de S. Hildevert à Saint Laurent, qu'en des actes de 1490 et i5i6.

Cette Eglise s'est distinguée par un autre endroit dans le tems de la naissance des hérésies du XVI siècle. Le Clergé qui la composoit, obtint du Pape des Indulgences pour ceux qui y assisteroient à la rénovation des Hosties tous les Dimanches, et l'Evêque Reg.Ep.ssOct. de Paris en permit la publication Tan i538.

Dix ans après, l'Evêque de Megare, par commission de celui de Paris, y renferma dans un reliquaire une partie d'une côte de S. Laurent, et, dans le dernier siècle, la même Eglise a été enri- ittd, chie d'une relique du corps de Saint Domnole, Evêque du Mans, ^° •^"'" '^'^^' qui en avoit été Abbé. L'approbation donnée le 23 Juillet 1666, par l'Archevêque de Paris, la qualifie pars metatarsi.

Un titre de l'an i328 fait mention de la maison presbyterale de S. Laurent, comme contigue au territoire de Saint Magloire. Un autre de 1428 parle du don d'une petite pièce de terre, qu'un Paroissien fit à Richard Chrétien, Curé, située vers la chaussée du Temple. Selon une déclaration du XVI siècle, le Prieur de Saint Lazare devoit au Curé de Saint Laurent dix-huit septiers de méteil, douze d'orge, et deux muids de vin de trente-deux septiers et le Curé de Saint Josse lui devoit dix livres.

La Paroisse de Saint Laurent s'étend considérablement du côte

du septentrion au-delà des Barrières, et aussi au-delà des bornes

qui furent mises sous le règne de Louis XIV pour marquer qu'on

ne devoit point bâtir de maisons plus loin du côté du village de la

Chapelle : c'est ce que nous apprenons par un Arrêt du Conseil

de l'an 17 18, qui défendit aux habitans de la Chapelle d'imposer

au rolle de leurs Tailles ceux qui demeuroient sur la chaussée

entre Saint Lazare et ce village \ attendu que la Paroisse Saint Hist. des

Laurent ne finit qu'à l'entrée du lieu de la Chapelle à l'endroit de P^roiss. de Par.

la croix. Du côté de l'orient, cette Paroisse comprend une partie i, j^g," ,621.

de la Courtille, et l'Hôpital de S. Louis ou des Pestiférés, et p. 129.

les marais ou jardins tenant au nouveau réservoir de la Ville près

le Boulevart. D'un autre côté, elle revient passer à la Villette,

I L^auteur appelle ce Canton le faubourg de Gloire,

dont les maisons en sont jusqu'à la manufacture de Ste Perrine inclusivement. Mais le côté le plus peuplé est celui du midi, puisqu'il s'étend jusques au delà des Portes de S. Denis et de S. Martin dans la Ville même de Paris, et que Saint Josse en fut d'abord une Aide ou Succursale. Dans la rue de S. Denis le territoire de Saint Laurent finit à la Communauté de S. Chaumond qui est à gauche en entrant dans Paris. Quant à la rue S. Martin, il s'étend en entrant dans la Ville à droite jusqu'à la troisième maison en deçà de celle qui fait face à la rue de Montmorenci, ce qui lui donne les rues de Ste Apolline, des deux Portes, de Guerin Boisseau, une portion de la rue Greneta, et de la rue du Grand Hueleu du côté qu'elles touchent à celle de S. Martin. C'étoit probablement dans un de ces quartiers-là que le Curé de Saint Laurent entreprit la construction d'une Chapelle vers les premières années du règne de S. Louis, dont le Prieur et Couvent de Hist. s. Mart. S. Martin s'étant plaint, Guillaume d'Auvergne, Evêque de Paris, p. 4^0, ordonna, en I235, que l'autel qui pouvoit leur préjudicier fût détruit. Mais avant la fin du même règne, il y eut une Eglise succursale et même paroissiale établie au dedans de Paris pour le soulagement et la décharge de la Cure de Saint Laurent, et trois cens ans après on établit encore une nouvelle succursale pour la même Paroisse. Ces deux Eglises sont Saint Josse, et Notre-Dame de Bonne-Nouvelle.

Voici l'ordre des temps suivant lequel quelques Communautez ont été établies sur cette Paroisse :

En 1604, les Recollets.

En 1608, l'Hôpital S. Louis.

En i632, Messieurs de la Mission.

En 1642, les Filles de la Charité.

En 1645, les Chanoinesses de Ste Perrine.

En 1654, l'Hôpital du nom de l'Enfant Jésus.

En i685, les Dames de Sainche-Aumond de Sancto Aune^ tnundOy que l'on écrit abusivement S. Chaumond.

Je me contente de parler en particulier de S. Lazare et de la Communauté de Ste Perrine de la Villette.

DE l'ancien territoire DE SAINT LAURENT

Un des points les plus difficiles à éclaircîr dans l'Histoire de Paris, sont les commencemens de la Maison de Saint Lazare. Du Breul qui a parlé assez au long de cette maison, se plaint de la

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