ÉCOLE NAVALE IMPÉRIALE
Colbert voulant créer une pépinière d'officiers propres à commander les vaisseaux, avait ^ en ^666, convié les gentilshommes à entrer dans la marine. Un d'entre eux , M. de Cajac , répondit , il semblerait , à cet appel , car, dès 4668, on trouve , sous la dénomination de Cajacs , cent gardes* marine qui , en 1670 , s'aj^elèrent les Verma7idoi$, du nom de l'amiral de France , et dont le chiffre fut porté à 200. L'ordonnance de f689 ne fit que consacrer l'existence.
arrêtée depuis ^iGS^ , des gardes^ divisés en trois compagnies résidant à Brest , Toulon et Rocbefort. Bien que Colbert eût prescrit de n'y admettre que des nobles, à rexclusion des roturiers , les trois-quarts étaient pris néanmoins dans la première catégorie , et le reste parmi les fU$ de famille. Ils devaient, les uns et les autres, faire preuve de catholicité, et subissaient des examens^, soit pour être admis, soit pour obtenir le grade d*offlcier, en vue duquel une instruction spéciale leur était donnée dans chaque port. Une école., composée de 80 élèves , commandés par un capitaine et des lieutenants de vaisseau fut établie au Havre par Tordonnance du 29 août ^73, que remplaça bientôt celle du â mars ^75, prescrivant la répartition de ces 80 élèves, avec le grade d*aspirants-gardes de la marine , entre les ports de Brest , Toulon et Rocbefort. Vinrent ensuite \q% collèges de Vannes et d'Àlais , créés en n86. Les élèves^ partagés en trois classes , terminaient leur apprentissage dans les ports et à la mer. M. de Crisenoy dit môme (fievxie contemporaine de ^863, 2* série, t. XXXVI, p. 768) qu'il y avait, en môme temps que ces deux collèges , deux écoles flottantes à Brest et à Toulon. Nous n'en avons trouvé aucune trace. On continua d*exiger des preuves de noblesse , mais on créa une classe d'aspirants volontaires , divisés en trois degrés , comme les élèves, et recevant à la mer la même iostruc-» tion qu'eux, bien que destinés à servir eu sous-ordre comme officiers auxiliaires. Les collèges de Vannes et d'Âlais ayant été supprimés en noi, on ne conserva que les écoles d'hydrbgraphie , et les places d'officiers furent mises au concours. La Convention, par son décret du 22 octobre ^95, établit à Brest , Toulon et Rocbefort, des écoles spéciales dont les élèves étaient embarqués pendant six mois sur une corvette d'instruction et apprenaient l'art de la construction dans les ports. Deux écoles flottante^ furent placées, par le décret du 27 septembre ^810, Tune à Brest sur le TourvUle^ l'autre à
Toulon sur le Duqu€S7ic. Aces deux écoles succéda, en ^fiU ïc collège royal d'AngoulûmCj où les (îlèves, désignés provisoirement , par décision royale , n'étaient admis que comme de Iroislèrac classe , cl d'où ils sortaient de première , après avoir subi j dans riolervalle , les examens voulus pour être reçus élèves de corvcHc, Un gymnase naval et no pelit bâtiment mouillé dans la Ctiarcnte étaient annexés au collège, comme moyens d'instruction, indépen^lamment de deux corvettes sur lesquelles les élùves, à leur sortie de recule, faisaient des campagnes d'Instruction. En 4S26} le collège fut réduit au rôle d'école préparatoire, et, Tannùo suivante, eut lieu l'établissement d'un vai5seau*écoîe, — rOno/îj — où Ton pouvait étro admis par concours direct ^ ainsi que cela se pratiquait déjà au collège d'Angoul^me depuis Je ^ janvier I82J, Bien que réorganisé de nouveau en ^829, ce collège fut supprimé ' Tannée suivante ^ et l'école flottante conservée sur Wriou , que \ù Borda a remplacé de ^840 à -1863, époque où le Vahny a été substitué à ce dernier vaisseau dont il a prîs le nom. Le nouveau yîfi^f^a , parfaitement approprié à sa destination, réunit toutes les conditions d'hygiène et de commodité que Ton pouvait désirer» Son installation a coïncidé avec l'adoption de diverses mesures assurant une meilleure discipline et un enseignement p)u3 solide, notamment pour les études littéraires dont le programme a été mis en harmonie avec ceux des lycées , de manière à ce que , sur le Borda , on n'ait plus qu'a compléter l'enseignement reçu dans les établissements universitaires. Ce programme est appliqué , pendant deux années successives, par vingt professeurs, savoir : deux pour la navigation ; deux pour l'analyse ; un pour la physique et la chimie ; deux pour l'histoire j la litlérature et la géographie ; deui pour la langue anglaise et deux pour le dessin. Huit lieutenants de vaisseau sont chargés des cours d'archrlecture navale ^ de manœuvre, de canonnogej de calculs, et un mécanicien principal do l'école du mécanicien.