‹ Histoire de la zoologieChapitre 19 sur 132 · Aristote, llist. animal., vin · texte numérisé non relu

Aristote, llist. animal., vin

punément; mais des zoologistes modernes, entre autres M. Lenz, contestent ce fait1.

Les Romains estimaient beaucoup les jambons pernas) des Gaulois. Us connaissaient d’ailleurs la recette de les préparer, en les salant et fumant2. Ils faisaient aussi grand cas de la chair du sanglier ( sus scropha, L.), qui est la souche du cochon domestique.

Laitill. Les anciens ne paraissent pas avoir connu le lapin domestique ; ils ne parlent que du lapin sauvage ou lapin de garenne [lepus cuniculvs , L.), qu ils regardaient comme une simple variété du lièvre : en quoi ils se trompaient- car le lièvre diffère très-notablement du lapin, moins par son aspect extérieur que par ses instincts et ses mœurs. Le lapin creuse des terriers , tandis que le lièvre n’en creuse point; mais ce qui les distingue surtout l’un de l’autre, c’est que leur accouplement est infécond Pline et Strahon s’accordent à signaler 1 Espagne, et particulièrement les îles Baléares, comme infestées de lapins. « Ces animaux y étaient devenus, dit Strabon, si nuisibles en détruisant les plantations et en taisant crouler même les maisons par leurs galeries souterraines que les habitants envoyèrent à Rome des députés pour obtenir d’autres pays à habiter3. » Au rapport de Pline les habitants des îles Baléares implorèrent de l’empereur Auguste des secours militaires, pour se défaire de ces incommodes rongeurs dont la multiplication extrême était devenue désastreuse h Les mêmes auteurs nous apprennent aussi que l’on chassait le lapin au iuret, comme on le fait encore aujourdhui.

Les Grecs n’avaieut pas de nom particulier pour designer le lapin : le mot xouvîxouXoç n’est que la transcnp- ,

Lenz, Zoologie der allen Gricchen und Ramer, p. 187, en note

(Gotha, 1856, in- 8").

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