‹ Histoire de la zoologieChapitre 54 sur 132 · Diodore, ni · texte numérisé non relu

Diodore, ni

la panthère, et avait reçu le nom de képos (jardin) à cause de la beauté et des belles proportions de son corps.

Le chœropithèque ou cochon-singe. « C’était là, dit Bufion, une très-bonne expression pour désigner le babouin ( simia sphinx , L.) ; car on trouve dans des voyageurs qui probablement n’avaient jamais lu Aristote, la même comparaison du museau du babouin à celui du cochon. » Aristote a signalé quelque ressemblance entre le museau du chœropithèque et celui du caméléon. Mais cette ressemblance n’existe pas sur le chœropithèque figuré avec son nom sur la mosaïque de Balestima .

Les anciens ont-ils connu les deux plus grands singes de l’Afrique, le chimpanzé etl e gorille? C’est douteux. Il importe cependant de citer ici un passage de Diodore ayant trait à cette question. Agathocle, ayant débarqué en Afrique, envoya un de ses généraux, Archagathus, dans l’intérieur du continent africain. Après avoir traversé une chaîne de montagnes (l’Atlas), le général « entra, dit Diodore, dans un pays peuplé de singes, et où se trouvent trois villes qui portent, d’après ces animaux, le nom de Pithécusses, en traduisant en grec la dénomination par laquelle les indigènes désignent le singe. Les habitants ont des mœurs bien différentes des nôtres. Les singes habitent les mêmes maisons que les hommes. Ces animaux y sont

regardés comme des dieux Ils ont libre accès dans les

magasins de vivres, dont ils disposent à leur gré. Les parents donnent le plus souvent à leurs enfants des noms de singes, comme on leur donne chez nous des noms de divinités. Ceux qui tuent un de ces animaux sont condamnés au dernier supplice, comme coupables du plus grand sacrilège1 2. » — Le chimpanzé et le gorille, qui habitent les régions tropicales de l’Afrique, venaient-ils

1. Voy. l’abbé Barthélemy, Explication de la mosaïque de Palestrina, Paris, 1760.

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