‹ Histoire de la zoologieChapitre 83 sur 132 · Ovide, Hélant., xiv, 320 et suiv · texte numérisé non relu

Ovide, Hélant., xiv, 320 et suiv

une observation très-exacte de Pline, tous les rossignols n ont pas le même chant, qu’ils rivalisent en quelque sorte entre eux, et qu’il y en a qui ont l'organe vocal plus exercé que d’autres1,.

Il u est pas certain que 1 hypolaïs (üttoXA ç , que l’on traduit par curruca, soit une fauvette, et encore moins notre fauvette babillarde ( motacilla curruca , L.). Aristote se borne à dire que l’hypolaîs couve les œufs du coucou et en élève les petits 2, Mais ce détail est absolument insuffisant pour établir, comme on l’a fait, l’identité de l’hypolaïs avec la fauvette.

Il règne également beaucoup d’incertitude au sujet de Yerilhacos (sptOaxoç), que l’on prétend être notre rougegorge ( motacilla rubeculu , L.), en se fondant sur ce qu’Aristote le met au nombre des oiseaux qui se nourrissent de vers. D’autres l’identifient, sans plus de raison, avec le phœnicurus (rouge-queue), qui paraît être notre rossignol des murailles [motacilla phœnicurus, L.).

Rien de plus arbitraire que la détermination de la valeur des mots de spiza , (o-tÇa) et d’orospize (ofosîrî- &)ç), que l’on traduit par pinson et pinson de montagne. Aristote, qui est ici notre unique autorité, a dit seulement, en parlant de Yiynx (ïuy;), que cet oiseau est un peu plus grand ciue la spiza , gocpw gei^wv Or Yiynx

était incontestablement le torcol [yunx torquilla , Grnel.), : d’après les caractères indiqués par Aristote, d’avoir deux doigts en avant et deux en arrière, d’avoir la langue protractile et surtout de contourner le cou, comme un serpent, sans que le reste du corps participe à ce mouvement singulier3. Mais s’il ne saurait y avoir de doute sur l’identité de l’iynx avec le torcol, il n’en est pas de même de la spiza avec le pinson ; car il y a beaucoup de passe-

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