Aristote, Hist. animal., vm
selon toute apparence, de nos épeiches, dont on distingue la petite et la grande (picus minor et picus major). Uuant au pic, qui, pour la grosseur, approchait d’un pigeon, on convient généralement que c’était notre pic noir (picus
martius, L.). , . ,, ,
Les pics étaient, suivant Pline, consacres a Mars et le-
nommés dans les aruspices : Marlio cognormne insignes et in auspicalu magni. Le même auteur les caractérisé pittoresquement en les représentant comme des oiseaux qui creusent les arbres sur lesquels ils montent comme des chats : Arborum cavatores , scandenles in subreptum fcliurn modo1 2. Ovide raconte que le roi Picus, aïeul de Latmus, fut métamorphosé par Circé en l’oiseau qui porte son nom, pour n’avoir pas répondu à l’amour de cette magicienne*.
Oiseaux chanteurs. — La plupart de ces oiseaux, qui nous charment par leur voix, se tiennent, tels que le 10ssignol, la fauvette, le merle, le verdier, le rouge-gorge, le pinson, sur la lisière des bois; quelques-uns, tels que la grive, la mésange, le coucou, aiment 1 intérieur des forêts ; un petit nombre, comme l’alouette, égayent par leur ramage les champs cultivés; enfin il y en a qui, tel que le bouvreuil, se tiennent indifféremment dans les forêts et dans nos parcs. Est-il possible de fixer exactement la synonymie de ces oiseaux? C’est ce que nous allons examiner.
Le chant du rossignol ( motacilla luscinia , L.) est teltellement caractéristique, qu’il n’y a pas lieu de se méprendre sur la valeur des mots aédôn (âv)8 wv) et luscinia. Aristote affirme que le rossignol apprend à chanter à ses petits, que sa voix, très-belle au printemps, s’altère vers l’été, qu’à ce moment son plumage change de couleur, et qu’il se tient caché jusqu’au retour du printemps, D’après