‹ Histoire de le̓́glise de Corée, précédée du̓ne introduction sur lh̓istoire, les institutions, la langue, les moeurs et coutumes coréennes (volume 2)Chapitre 24 sur 53 · Lettres, écriture, prononciation · texte numérisé non relu

Lettres, écriture, prononciation

- On voit dans le tableau ci-joint (planche II) que oréen se compose de vingt-cinq lettres : onze voyelles consonnes.

voyelles, sept sont simples : a, ^, o, ou, eu, t, à; les s sont mouillées, c'est-à-dire précédées du son t, lequel avec la voyelle suivante d'une seule émission de voix: cm. Celte modification de son s'indique dans l'écriture ant le signe caractéristique de la voyelle, «f consonnes simples : k, n, t, /, m, p, 5, ng, ts, et les : tch, kh, th, ph, h. — Les quatre consonnes fc, t, quelquefois doublées pour indiquer un son plus sec, ■que celui de la consonne simple, position et la valeur des diphlhongues est indiquée leaii. Nous remarquerons seulement qu'en coréen le fermé) ou c (ouvert) ne peut s'écrire que par une oe.

les voyelles ou diphthongues peuvent commencer ou syllabe. Toutes les consonnes, excepté ngf, peuvent

t^galemeiK commencer une sjlbhtc?

lement peuvent la terminer, c'est — ^^~ftii on un mol ne peut finir par f» ou j->^rf Les sons qui manquent en rorût^*'^ mi français, quoique le son d'une <ies *iiphi un peu ; pour les consonnes : h. y àur, quefois k prend le son de g dur, m mais les Coréens ne peuvent pas pronom même, quoiqu'ils prononccDl irès-faien ils ne peuvent prononcer cette kilre, ni mot, ni quand elle est jointe ininit^diatei sonne : pour pra, tra, etc., ils soron ( obf

Écriture. — Les lettres coréen nés.

langues, ont deux formes : la forme on donnée dans le tableau (pi. Il), et i|ui seri mes (pi. III), et la forme cursivc ou rante (pi. IV). Les livres impnin<5s éi main, avant d'éirc décalqués sur \iac pli d'y rencontrer certaines lettres qui s'élt forme el se rapprochent de la secon J c Chaque ligne s'écrit de haut en bas, colonne perpendiculaire. On commence à pagination .■îe compte également de Jroi|| que la fin d'un livre coréen si- iroiive f" commencement. Quand une sylJiibe coiui celle voyelle initiale est loujonis pr*'-<'< voyelles de forme vcriicalc se phu-eiil ; droite des consonnes qui les précèdent ; horizontale se placent dessous (pi- H)- Aîi î [ko), ,;„ (tioii). Si la syllabe se lerraine ^consonne s'écrit toujours au dessotjs de p {ap)^^{kak), ",' {pat)...

— Le coréen pourrait aussi s'écrire sur "«"^ ù Bouche, syllabe par syllabe, comme o« '1= ''^'^ coréens de deux syllabes. Hais ce &vslfc*ï^e «es livre purcmcnl coréen. Les missionnaires «=LlVes c entre eux avec stcuriU', s'ëcriveni en l» ^ "«*^* " leurs lettres seraient inicrceptées, les i-»«^\w*' ™ bas, n'y verraient qu'une succession de s.~^^ \\bWs« Il n'y a pas, en coréen, de si^ ^^■be?- '^^ point, deux-points, etc.. nous v*^ ^-.^voto^V^w supplée.

Le signe abréviatif (pi. H)

I\\\ 13ITR0DCCnO5.

•^gaiement commencer une syllabe, mais les huit premièi lement peuvent la terminer, c'est-à-dire que jamais une ou un mot ne peut finir par ts ou par Tudc des lettres as| Los sons qui manquent en coréen sont : pour les voyd français, quoique le son d'une des dipbthongues seo n| un peu; pour les consonnes : 6, g dur, /\ v, j, cK d^i quefois k prend le son de g dur, m et p prennent le sm mais les Coréens ne peuvent pas prononcer les autres letti même, quoiqu'ils prononcent très-bien r entre deux t9 ils ne peuvent prononcer cette lettre, ni au commenceme mot, ni quand elle est jointe immédiatement à une aaU sonne : pour pra^ ira, etc., ils seront obligés de direpîn

Écriture, — Les lettres coréennes, comme celles de toi langues, ont deux formes : la forme ordinaire que noas donnée dans le tableau (pi. II), et qui sert pour les livres mes (pi. 111), et la forme cursive ou celle de récriiur rante (pi. IV). Les livres imprimés étant d'abord écri main, avant d'être décalqués sur une planche, il n'est p d'y rencontrer certaines lettres qui s'éloignent de la pr forme et se rapprochent de la seconde.

Chaque li^me s'écrit de haut en bas, syllabe sur sylli colonne perpendiculaire. Un commence â droite de la pij pai^nnation se compte également de droite à gauche, d< que la lin d'un livre coréen m^ trouve là où est pour i commencement. Quand une syllabe commence par uiievi cette voyelle initiale est toujours précédée du signe : \oyelles de forme verticale se placent sur la môme li| droite des consonnes qui les précèdent ; les voyelles de horizontale se placent dessous (pi. II). Ainsi on écrira h f. h'o)'^ i.m(^*'ou). Si la syllabe se termine par une consonne consonne s'écrit toujours au dessous de la voyelle précà

— Le coKvn pourrait aussi s'écrire sur une ligne horizontale, de À }:aucht\ syllabe lur syllabe, comme ou le voit, planche 1, pour k oonvns de deux s>llabes. Mais ce sysK'me n'est jamais employé dk li\re puri'ment ooroen. Los missiounaires et les chrétiens, pourcorroi oiiiro eux avec socuriti*. »*èiTiveu( en lignes 1 1 or izon taies. Lors méi lours loi 1res seraionl iniorcepuVs, les païens, habitués à lire de I l»as. u*> verraient iiuune su-XYSsiou de syllal)es incohérentes.

Il n'y a pas. on coréen, de signes de ponctuation : vil jHMni. deu\-poinis, eio... nous verrons plus loin comment supplée.

Le si^Mie abieviaiit ^pl. U^ indique qu'il faut répA

INTRODUCTION. LXXXI

superposée. S'il est écrit deux ou trois fois, c*est qu*il tr les deux ou les trois syllabes précédentes.

lois euphoniques font modifier le son de telle ou telle

rant telle ou telle initiale. Le plus souvent on n'écrit pas

ments. Quelquefois cependant ils passent dans Técri-

ir exemple : { finale se trouvant presque toujours élidée,

prononciation, devant une consonne initiale, il n*est pas

'on se permette de la supprimer en écrivant.

rtion. — Nulle règle écrite ne peut enseigner la proion exacte d'une langue étrangère. Cet axiome est vrai pour la langue coréenne, à cause des voyelles indétermieu^ d, qui représentent toutes les nuances de son, depuis moet, en passant par eu fermé (comme dans peu), par eu (comme dans peur), jusqu'à Yo ouvert (comme dans or). féiles se prennent aisément, en certains cas, Tune pour et les Coréens eux-mêmes s'y trompent.

a des voyelles et des diphthongues brèves et longues, seul peut les faire reconnaître, car aucun signe particules distingue dans l'écriture.

|eoDsonne tj ou ts a été quelquefois traduite par dj ou tch. l, elle a une valeur mitoyenne entre ces diverses pronon- \, et ne peut être représentée exactement par aucune, consonnes désignées dans le tableau sous le nom i'aspiiraient plutôt s'appeler expirées. Le terme adéquat serait : crachées, car le son que produit un gosier coréen en lODçant ressemble à celui de l'expectoration, tr plus de détails, voir la planche 11.

§ 2. — Grammaire (parties du discours).

:, déclinaisons. — 11 y a en coréen un très-grand nombre ibstantifs monosyllabiques. Exemple : fc/io, nez ; tp, bouche ; œil ; ni, dent ; moun, porte ; kat, chapeau ; piôk, mur, etc. [plupart sont de deux syllabes. Exemples : saràm, homme ; U front ; sàtjà, lion ; kitong, colonne, etc. — Ceux de trois labes et plus sont presque toujours des noms composés. Les mots chinois abondent dans la langue coréenne. Le peuple I campagnes s'en sert assez peu, mais les savants, les habi- Ils des villes et surtout ceux de la capitale, les emploient avec itfasion. Ces mots suivent les règles ordinaires de la gramlire coréenne.

Les substantifs n'ont pas de genre. On indique la différence

T. !• — L^ÉGUSE DK CORÉK. f

LXXXII INTRODUCTION

des sexes par des noms différeots ; ou bien on met les m siou^ mâle ; am, femelle, devant le nom de Tespèce. Les p des animaux se désignent, suivant Tespèce, par les mots m atji^ etc., ajoutés au nom ordinaire.

Les noms de métiers, professions, etc. , se forment avec la ticuleXrotin qui correspond à la terminaison latine atar. E\. ouvrage, t{-^un, ouvrier; namouy bois ; namou-koun^ bûche tjim^ faix, tjinv-koun^ portefaix ; norom, jeu, norom-ftotin, jeu

Le coréen étant une des langues qu'on nomme agglutinw pour les distinguer des langues à flexions, n'a qu'une s déclinaison. Elle est formée de neuf cas, ou, si Ton veut, de En efTet, par une particularité assez bizarre, le nominatif a terminaison spéciale qui le distingue du nom pur et sin Voici les terminaisons des différents cas :

Nominatif :

le, la, quidam.

Instrumental :

ro.

par, quo^ quâ.

Génitif :

eûé,

de, du, de la.

Datif :

éké^

à, au, à la.

Accusatif :

eul^

le, la.

Vocatif :

Locatif :

en, sur, m, ubi

Ablatif:

ésiÔ^

de, ex, a6, unA

Déterminatif:

eun.

quant à.

Ces divers cas s'ajoutent au radical du nom de la mai suivante :

Lorsque le nom se termine par une voyelle, on insère ava terminaison de Taccusatif, la lettre euphonique r; avant du vocatif, la lettre t ; avant celle du déterminatif, la lettre ce dernier cas s'écrit alors nàn au lieu de neuriy les deux étant presque identiques. Ex.:

sio^

bœuf.

Nominatif :

siO'iy

le bœuf.

Instrumental :

sio^o,

par le bœuf.

Génitif :

sio-eué^

du bœuf.

Datif :

siO'éké,

au bœuf.

Accusatif :

sio-{ryeul.

le bœuf.

Vocatif :

sto-(i)-a.

ô bœuf.

Locatif :

sio-é^

dans, sur le bœu

Ablatif :

sio'ésiô.

du bœuf.

Déterminatif :

siO'{nyân,

quant au bœuf.

Nota» — {• Si la voyelle finale est / ou Tune des diphlhoDgues foi

Page 1