DU DEUXIÈME VOLUME
CHAPITRE I. CoNCiLS DE liATAAH. i»is et Miiv. Oarerture du concile de Latran par Léon H . — Carvajal et Salnt-Severin y comparaissent , souscrtrent une formule de rétractation et sont solennellement absous. — Léon X. fait grâce i Ferrerl , secrétaire du conciliabule de Pise. — Réformes entreprises par Léon X.— • Réforme du haut clergé , réforme des prêtres et des moines. — Décret du concile sur l'éducation cléricale et sur les prédicateurs. — Combien sont peufondées les plaintes qoe l'Allemagne fit entendre contre Rome, par l'organe de Hutten. — Idée sommaire des principaux actes du concile de Latran , et nécessité de les étudier pour répondre aux accusations du protestantisme. i
CHAPITRE il. Le Concils de Latrast. Les Monts -de-piété, laia et snlv. — L'usure, au moyen âge, est exercée par les Juifs. — Le frère Barnabe, moine récollet, a la première Idée des monts-de-plété. — 11 est secondé plus tard par un religieux du même ordre, nernardin de Feltre. — Succès des prédications du mulne, qui meurt en odeur de sainteté. — Cajetan , dominicain , attaque les monts comme usoralres; vive polémique qu'il excite. — LéonX y met fin en approuvant ces établissements. 91
CHAPITRE III* Lk Covcixb db Latran. La Presse. Les roanuscriu au moyen âge. — Difficnltés de la science. — Susceptibilité et orgueil de l'bnmaniste. — Quelques exemples de querelles littéraires de la Renaissance. — Politlen et Mablle , Galaotto et Merala . «^ La presse ne respecte rien ; elle attaque Jnsqa'i la royauté , que Pontano Joue dana un de ses dialogues. — Réflexions sur cette polémique. — On ne saurait nier les scrTlces rendus à l'imprini/srle par la papauté- — Ce que de' BussI fit à Rome pour les ouvriers typographes. — Plaintes élevées de tontes parts contre les abus de la presse. — Dangera dont elle menace la société. — Le concile de Latran prend des mesures pour que le repos de la chrétienté n« soit pas troublé; mesures religieuses et sociales. — Décret de Léon X. si
CHAPITRE IV. La Vaticaixe. Tacite. Manuscrits, ism-isis. La sacrtstte sert d'abord de bibliothèque à nos égliaes. — Premières bibliothèques catholiques. — Soins des papes pour la conservation des manuscrits. — Nicolas V est- le créateur df la Vaticane. — Ingbirami est nommé conservateur de cette bibliothèqua par
Jules II. — Béroalde lui succôde sous Léon X. — Recherche des manuscrits. — Léon X achète des moines de Corbie quelques litres inédits de Tacite. — Il veut publier une édition des œuvres de cet historien , et en confie le soin A son bibliothécaire. — Un imprimeur de Milan veut contrefaire le Tacite. — Léon X charge un grand nombre d'humanistes d'aller à la découverte des livres anciens. — Ses libéralités envers les savants. — Musurus, Lascaris, Aide Mannce. s*
CBAPITBE V, Lb GYMifjkss homain. i«it(. Services rendus par Nicolas Va renseignement. — Léon X forme le projet d'agrandir le gymnase romain — Qcëglements anciens introduits dans les universités italiennes.— Le pape.appeUe à Rome des professeurs illustres. — Parrasio, BotUgeiia, Démétrius Chalcondyle , Favorlno, Seipion Furtignerra. — Encouragements de toute sorte qu'il prodigue aux maîtres du gymnase. — Ses libéralités à leur égard. — Chaire spéciale qu'il af-
' fecte à l'enseignement de la botanique appliquée à la médecine, dans l'intérêt des pauvres. 70
CHAPITRE VI. Marignait. Math. ScHiHifEa. ibi». Dans la prévision d'une invasion nouvelle des Français en Italie, Léon X cherche i gagner Venise.— Bcmbo échoue dans sa mission. — Mort de Louis XII. — François l" forme le projet de reconquérir le Milanais. — Bodé , envoyé à Rome, ne peut réussir à rallier Léon X À la politique du noiiveau rot. — Le pape, au premier bruit de la marche des Français, se hftte de former avec l'empereur d'Allemagne et le roi d'Espagne une Ugue défensive et offensive. — Mathieu Schinner. — Ses premières années. —'Sa vie au camp. — Il marche avec les Suisses « la rencontre des Français. -^ Bataille de Harignan. — Défaite des Suisses. — François l** s'empare de Milan. aa
CHAPITRE VII. Alliahce avec ia Fravce. lit lit. Situation où se trouve le pape après la bataille de Marignan. — Il est forcé par les événements de se rapprocher des Français. — Canosse est chargé de traiter avec le vainqueur. — Entrevue à Londres d'Érasme et de Canosse. — Les négociations sont entamées, et Léon X obligé de subir les conditions Imposées par François I«r. — Léon X part de Rome pour avoir une entrevue avec le roi. .— Fétcs qu'on fait au pontife à Florence.
— Entrevue à Bologne des deux souverains. — Paris de Grassis. — Le chancelier Duprat. lit
CHAPITRE VIII. CoiroORDAT. i»i6. La pragmatique sanction de I^uis IX et de Charles VH. — Est modifiée dans un temps de schisme par les Pères de BAle , — et repoussée par le saintrsiége. -^ Abus qu'elle produit eu France. — Louis XI veut l'abolir. — Elle est un moment rétablie par Louis XII. — Concordat qui abroge la pragmatique. — > Esprit de cette constitution disciplinaire, qui éprouve en France de vives résistances. — Analyse de quelqnes-unea des dispositions du concordat. — Quel Jugement on doit en porter. ;— Les deux monarques se séparent.
— Retour à Rome de Léon X. — Mort de Julien de Médicis. t.96
CHAPITRE iX. — Expédition de Maximilien. Guerre d'Urbin. titie. Schinner rallume les haines contre la France. — L'empereur Maximilien prépare une nonvelle expédition en faveur du duc de Milan. — 11 est sur le point de prendre la ville, quand les Suisses se révoltent dans son camp. — Maximilien s'enfuit. — Belle conduite de Léon X lors de la prise d'armes de l'empereur. — Ses lettres à Schinner et ft l'évêque Ennio. —Le pape garde fidèlement sa parole. — Révolte du duc d'Urbin. — Griefs du saint-siége contre ce prince. — Le pape lui fait la guerre
et le dépouille de sa principauté. — Heureuses influences pour l'Ilalie de la conquête dIJrbin. i»8
CHAPITRE X. Conspiration DES cARuiNAux. ittie-isi?. Alphonse Petruccl conspire contre Léon X , et pour quel niutif. ^ Il met dans ses intérêts un chirurgien nommé Yercellt. — Les projets de Petruccl sont connus ; appelé à Rome , Il est pris et arrêté au chftteau Saint-Ange. — L'instruction commence. — Complices de Petruccl : Raphaël RIarlo , Adrien de Corneto , Soderlnl , de Sanll . — Petruccl et VerceUl sont condamnés A mort et exécutés. — Adrien de Corneto, Soderlnl, Sauli et RIarlo obtiennent leur pardon. tee
CHAPITRE XI. Nomination de cardinaux. i«17. intention de Léon X en créant de nouveaux cardinaux. — Égiâius de Viterbe. — Lettre que lui écrit Léon X.— Ilrefose d'abord et est obligé d'accepter la pourpre.— Adrien d'Ulrecht.
— Ses premières années à Louvain. — Son amour pour les panvres. — Vertus qu'il fait briller quand 11 monte sur la chaire de Salnt-Plerre. — Thomas de Fio (Cajetan) entre dans l'ordre des Dominicains. —-Succès qu'il obtient à l'université et en chaire. — Ses mérites divers. — Ponzettl cultive les sciences et les saintes lettres. — Paul-Émlle Cetio se distingue par sa charité. — Quelques mots sur les antres cardinaax. ~ Luther à Wltlemberg, Jugeant Rome et l'Italie. lao
CHAPITRE XII. Theologib. Linguistique. C'est A tort qu'on reproche à Léon X d'avoir négligé les théologiens. — Professeurs qui enseignent la sainte science au Gymnase. — Mouvement imprimé par le pape i l'étude des langues. — Ambroglo travaille à sa grammaire polyglotte. — Il est chargé d'enseigner le chaldéen à Bologne. — Pagnlnl traduit le psautier de l'hébreu en latin. — Léon X protège les travaux de l'orientaliste. — Valerlano reçoit des encouragements du pape et s'occupe d'un grand ouvrage sur les hiéroglyphes. — Travaux divers de ce savant. — Réformatlon du. calendrier de Jules-César , entreprise par Léon X. soo
CHAPITRE XIIK L'Histoire. État de Florence à la mort de Julien de Médicis. — Léon X consulte Machiavel sur la forme de gouvernement à introduire à Florence.
— Plan donné par le publlclste. — Léon X refuse de l'accepter , parce qu'il anéantirait les libertés de la cité. — Vie intérieure de Machiavel. — A quelles conditions Il offre de rentrer au service des Médicis. — Son livre du Prince. — Machiavel historien. — Paul Jove entreprend d'écrire l'histoire générale de son époque. — Il fait le voyage de Rome pour lire quelques fragments de son ouvrage à Léon X. — Encouragements qu'il reçoit de Sa Sainteté. — Ce qn'll faut penser de la vénalité de Paul Jove. — L^hlstorlen dans sa villa du lac de C6me. — €uiehardin a un véritable avantage snr ses rivaux pour écrire l'histoire. — Il est nommé avocat consistorial par Léon X. — 11 veut brûler son histoire au moment de mourir. — Ses préjugés contre la cour de Rome. — Belles qualités de son livre. 819
CHAPITRE XIV. I*o£8iE. POETES. L'art, à la renaissance , ne pouvait pas éviter de tomber dans le paganisme. — VArioste A Rome est reçu par le pape. — Ce qu'il aurait voulu obtenir de Sa Sainteté. — Bulle du pape contre ceux qui réimprimeraient le Furloso. — L'Arloste à Ferrare. — Demi est présenté A Léon X par Blbbiena. — Académie nouvelle qu'il fonde à Rome. — Caractère de la poésie de Berni. — La satire de Bemi a d'heureuses Influences sur les mœurs des lettrés.
— Fida , que Glbcrtl conduit à l'audience de Sa Sainteté , est encouragé et récompeitté. — Le pape applaudit à l'idée de la Chrlsflade. — Jugement sur ce
poCioc. — Vida dans son évCcbé. — Samuuar partage Teitt de son iooTcraiB , vient en France , et retourne en Italie après ta mort de Frédéric. — Sqb potaie sur l'Enfantement de la Vierge. —Ses églogues. — Sannasar A Naples. — Ferreri , Poitumo et autres portes , protégés par Léon X. — État des mœurs à Rome. 949
CHAPITRE XV. PunruRK. Raphaël. JbahSaht£,L£ père de Raphaël. Colbordolo habité par les ancêtres de RaphaU. — Jean Santi , son père, exerce avec 8iiccë5 la pelotnre à Urbin. i- Son amour pour Raphaël. — Il consacre son habitation à la sainte Vierge, qu'il peint à fresque, aidé , dit-on, par son entent. — Mort de Jean Santi. — Jugement sur ce peintre. saa
CHAPITRE XVI. PEurruRB. Raphaël. Raphaël sous le Pé&ugin. Rapbaei part pour Pérouse. — Pierre Vanncci, surnommé le Pérogin, donne des leçons à Raphaël. — Progrès de l'écolier. — RapbaCl retoorne à Urbin , puis part pour CiltA di Castello. — RaphaÇl à Florence, où 11 étudie les œuvres de Masacclo. — Influence de Léonard de Vinci sur la manière de l'Urbinate. — Le symbolisme de Dante. — Œuvres que Rapbaèl peint A Florence. — Castlglione. — Sentiment chrétien répandu dans toutes les créations de Sanzlo. saa
CHAPITRE XVII, PEiHTnRE. Raphaël. Raphaël sous Jules II. Bramante présente Raphaël à Jules II. — Le pape lui confie les chambres du Vatican. — La Segnatura. — Invention et exécution de l'Institution du sacrement de l'eucharistie (Dbpute du saint sacrement). — L'École d'Athènes. — La Vierge au Donataire.
— Le tableau d'Héltodore. su
CHAPITRE XVIII. Peihture. Raphael. Raphaël sous Lboh X- RaphaSl eat nommé par Léon X intendant des travaux de l'église de Saint-Pierre. — Lettre de Sa Sainteté A l'artiste. — Pian de RaphatU. — Marco Fabio Calvi l'aide dans aea recherches et ses travaux. — L'architecte de SaintrPlerre est chargé par le pape de la survelllanee des ruines de l'ancienne Rome. — Salles du Vatican auxquelles travaille le peintre. — L'incendie lio Bourg, t- Les loges. — Les tapisseries de la chapelle pontificale. — Raphaèl Imagine de ressusciter les monônients de l'ancienne Rome. — Lettre qu'il écrit à ce sujet à Sa Sainteté. —Raphaël peint le tableau de la Transfiguration. — Il tombe malade et meurt. —Causes de cette mort subite. — Funérailles du grand artiste. — Léon X vient, dans l'égllae de la Rotonde, baiser la main dn peintre. — Découverte , sous Grégoire XVI , du corps de Raphaél. — Ce peintre a réhabilité la forme en l'idéalisant. sst