DE I. É 0 N A R B DE VINCI
son clief-d’œuvre? Avnil-il voulu, lui le grnml chercheur (les sccrelsdc la crcalion, donner à ses derniers disciples et à la science un glorieux sujet pour une leçon d'anatomie? Du fond de son cercueil, avait-il voulu une fois de plus enseigner les lois de la vie et de la mort? Et d’ailleurs n’espérail-il pas qu’un jour peut-êlrc l’Italie ingrate se souviendrait ; et alors, si scs os étaient en poussière, on retrouverait encore son cœur.
Après une absence forcée, nous avons repris les foiiilh's à la fin de juillet. Quelques jours se passèrent à déblayer, car, je l’ai dit déjà, le travail était difficile à cause des terres rapportées et des piveautions à prendre pour respecter les tombeaux, qui la plujwirt n’avaient plus leurs pierres tombalas.
Iæs journaux nous apportèrent une lettre deM. Duchatellier* :
A M. le Uedaelnir en chef de la Presse.
Paris, le 8 août 1803.
« Mo.NSiF.uu i.K IIkiuciecb,
« [loger Diicos n'a pas, comme on l'a imprimé, brisé d'une main sacrilège les tombeaux de l'église au cliàtcau d'Amboise. Je
Parmi le grand nombre de lettres qui me vinr.inl soit par les journaux, soit directement, je dois citer cidlcd'un archéologue d'Orléans, M. Vergniaud, qui croit avoir vu la pierre tombale de Léonard de Vinci.
I, E T 0 M It E A i:
défcnüs les souvenirs tic sou passatie dans la sénalorcrie que lui avail donnée Napoléon I'"'. Mon père, qui le repiésenlail au château, m’a plus d’une fois dit que le tombeau de Léonard de Vinci avait préoccupé Roger Ilucos. Il était, je crois bien, au chœur de l’église, et le sénateur parla de lui élever un petit mausolée dans le jardin, l^cs événements ne lui en ont pa.s laissé le temps. I‘eut-étre lui a-t-il .semblé que les arbres et les fleurs plantés à la jilace de l’église étaient le meilleur hommage rendu à celui qui avait lait un dieu de la nature.
(I JuLKS r)ür.nATF.u.if.n. »
Ce meilU’ur hommage était le plus économique. Déjà Hogcf Ducos, pour renilrc hommage à Dieu luimême, avail ahallu l'église, sous prétexte que le temple de la nature était plus agréable à Dieu qu'une église irréparée, mais non pas irréparable. C’étail toujours plus économique, puisqu’on vendait les matériaux, les .sculptures, jusqu’au plomb des tombeaux.
Nous revînmes au chœur même de l’église, où nous avions d’ahord jiassé trop vite.
Le 20 août on mit à jour un tomheau très-ancien recouvert à la démolition de Saint-Florentin de pierres inégales. Sans doute on avait brisé les dalle,s, et par respect pour le mort on avail remis à la place des pierres de l’église offrant encore quehpie trace île grossières peintures à fresque, .le pensai tout de suite à la lettre de M. Duchalellier. Nous étions bien
DigiÜzed^by GcKV^Ie
DK I. Ê 0 S A R D DE VINCI T.ll
à l’ciulroil indiqué |>ar lui, par un vieillard d’Amboise, par un des ouvriers aux (ouilles, cl par la fille du jardinier. C’était bien au cbœur de l’église, eonire le mur même, vers le baul du massif dominé par le cerisier*.
■ Après la publication de mon rapport au ministre, le Cabinet de l'Amateur publia ce document commenté par le rédacteur .
» Mossieiu le Réoscieiii,
« Voici le texte môme de Pacte de décès de Léonard de Vinci: