‹ Histoire de l̕habillement et de la parureChapitre 130 sur 232 · DÉCOUPAGE ET COUTURE DES YÈTEMEINTS · texte numérisé non relu

DÉCOUPAGE ET COUTURE DES YÈTEMEINTS

Pour découper et laillcr (d’où les noms professionnels de laillcur et de iaiUeiise) les peaux ou les élolïes et en composer des pièces de vélemenls, on dut se servir des premiers outils tranchants dont on disposa, c’est-à-dire de couteaux de silex, durant l’agc de la pierre, à partir de l’époque monstérienne*, et, plus tard, de lames affilées de métal, bronze, fer et acier. Ces deux sortes d’outils n’ont pas cessé d’être en usage jusqu’à nous. Au Mexique et dans quelques contrées de l’Amérique du Sud, les dames tranchent encore avec des lames d’obsidienne la laine de leurs broderies^ Le Iranclid, qu’emploient les ouvriers' qui travaillent le cuir, a une forme essentiellement primitive. En Perse, les tailleurs se servent, pour couper les vêtements, d’un couteau dont ils promènent le tranchant sur l’étofle appliquée à un cylindre de bois.

Les ciseaux, ingénieux agencement de deux lames entrecroisées, paraissent avoir été inventés, dès l’àgedu bronz,e, pour coiqier les toisons, les fds et les étoiles, ainsi que la barbe et les cheveux, chose auparavant assez malaisée. Rien que la découverte de cet engin soit extrêmement ancienne, sa construction, jusqu’à la Renaissance, était restée tout à fait rudimentaire. L’antiquité et le moyen Age n’ont connu que des ciseaux analogues aux forces dont se servent les bergers et qui

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