‹ Histoire de l̕habillement et de la parureChapitre 170 sur 232 · Itiade, XXIV · texte numérisé non relu

Itiade, XXIV

Büukdkau. — Habillement.

IIISTOIUE UL’ COSTUME

ancien ne nicnlionnc ces petits sacs mis à portée de la main sur nos \ètements ajustés. Hérodote raconte que Crésus, voulant récompenser Alcméon de scs services, lui permit de prendre dans le trésor royal autant d’or qu’il en pourrait emporter en une' fois. Celui-ci, usant d’artifice, revêtit un habillement des plus amples et des brodequins avantageux, puis il remplit de pièces d’or les plis de sa tunique et sa chaussure, en mettant jusque dans sa bouche et dans ses cheveux, au grand divertissement de Crésus'. Si Alcméon avait eu l’esprit imaginatif, ç’eût été là une excellente occasion pour inventer des poches, haute de cette ressource, les anciens mettaient dans leur ceinture tout ce qu’ils voulaient porter sur eux, notamment des armes légères. Les Orientaux y sus[)cndcnt encore de véritables panoplies. C’est aussi dans un ])li de la ceinture que les Gréco-Romains mettaient leur bourse, d’où l’expression de « coupeurs de ceinture » appliquée aux filous du temps, qu’on ne pouvait pas encore appeler Quelques-uns, pour plus desûreté, gardaient leur monnaie dans la bouche, usage dont témoigne un passage d’Aristophane^ et auquel on rattache la coutume de placer une obole dans la bouche des morts pour payer à Charon le passage du Styx^ Les Juifs en Orient et le menu peuple en Italie déposent volontiers leur recette du jour dans cettebour.se naturelle et sûre, sorte de colfre-fort mdécrochetablc.

Les tailleurs du moyen Age, encore peu ingénieux, s’avisèrent assez tard de coudre des poches aux vêtements. On les remplaçait par des escarcelles, aumônières, bourses, gibecières et autres iietitssacs portatifs où l’on enfermait ditférents objets. Les dames suspendaient à leur ceinture, comme font les soldats leurs armes, de petits miroirs, des clefs et diverses bagate les Les plus anciennes poches connues se voient sur un hliand du ..e siècle conservé au musée de Munich. Mais aucun texte du moyen Age ne les incntionnoA avant le xiv'’ siècle ou Littrc en Cite plusieurs exemples. Toutefois, leur emploi commun ne

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