InsliltUion chrétienne, n8i
IIISTOIRE ne GOSTCMK
fHicfnis à èlrc confirmée par d’aiilrcs. Selon l’ancienne conlume, les popes du culte grec portent les cheveux longs et flottants, de même cpic la plupart des juifs.
Les femmes ont, plus généralement que les hommes, con- . servé la coutume primitive de garder intacte leur chevelure. Par le soin qu’elles en prennent, elles en font le complément de leur beauté et en tirent des motifs d’ajustement susceptibles de varier à l’infini. « La coilfure, remarque A|)ulée, est un ornement si avantageux que, malgré l’or, les vêtements superbes, les diamants et toutes les autres séductions de la coquetterie dont une femme se sera j)arée, si la chevelure est mal soignée, elle ne pourra espérer d’entendre louer sa toilette* ». Les Komaines connaissaient l’artificedu fer chaud (calamistram) pour opérer des frisures. (Jvide consacre une élégie à déplorer le malheur de sa maîtresse à qui un coup de 1er, donné par de maladroites mains, avait brûlé les cheveux'. Ailleurs, le galant [)oète recommande aux femmes d’adoj)ter un genre de coilfure en harmonie avec la coupe de leur visage, et de porter, selon l’occurrence, les cheveux en boucles détachées, en nœuds relevés sur le fronton en spirales tombant sur les éjiaules*; et il ajoute : « Comme on ne saurait compter les glands d’un ohêne touffu, ni les abeilles du mont llyhla, ni les fauves des Alpes, ainsi je ne puis décrire toutes les manières d’arranger les cheveux. Chaque jour amène une mode nouvelle. » Sous l’empire, cette diversité des coilfures féminines devint extrême. On distinguait par des termes spéciaux le liüulas en forme de cône, VannulLis en torsades circulaires, le ^radus en boucles étagées, le cincinmis en franges, le toras en grosses tresses, etc. « Que dire des coilfures des impératrices î* Ce ne sont que bandeaux gonflés et relevés, échafaudages compliqués de crépons tuyautés qui se dressent sur le front et s’épanouissent en éventail, des frisures qui bouillonnent comme des éponges, poèmes capillaires