I. G. Perrot, Histoire de Van dans l’antiquité, t. I, p
a. Xénophon, Cyropédie, VIII, 3, i3.
IIISTOiriE nu COSTUAIE
paient l’emblème du pouvoir royal d’où l’expression consacrée. « ceindre le diadème », synonyme de monter sur le trône.
,\près les coiffures décoratives, les plus anciennes, à consulter les monuments et les textes, seraient les coiffures militaires servant à la défense personnelle. Cette pièce de l’équipement, dont le casque est le type, dut être imaginée dès qu’il y eut des professionnels de la guerre, afin d’éviter les risques de combats corps à corps. C’est la première forme de couvre-cbef qui paraisse sur les médailles. On a fait ces coiffures protectrices en peau.v épaisses, en métal, en cuir bouilli, même en écorce de liège®. Mais on a dû les abandonner dans l’âge moderne, à mesure que se répandaient les armes à longue portée, et les peuples qui coiffent encore leurs soldats de casques, avec ou sans pointe, ont moins en vue la préservation que le pittoresque.
Enfin, les coiffures civiles, dont l’emploi, beaucoup plus philosophique, est devenu général, ont été mises les dernières en usage, quoique répondant seules à une utilité commune. Elles ne peuvent guère avoir précédé la connaissance du bronze, car, aussi longtemps que l’homme, faute de pouvoir tailler ses cheveux, dut les laisser croître dans leur abondance naturelle, cette coiffure parut suffisante et il aurait été malaisé d’en porter une autre. Mais lorsque des outils de métal permirent de raccourcir les cheveux à volonté, on jugea plus commode de remplacer leur superfluité parfois gênante par une coiffure mieux adaptée qu’on pouvait disposer, mettre ou quitter à son gré. Toutefois, l’usage habituel de cette pièce de vêtement parait s’être tardivement établi. Au début de l’âge historique, les plus anciens peuples de l’Orient semblent l’avoir ignoré. Les Égyptiens des classes populaires qui figurent dans les représentations de scènes domestiques sont toujours nu-tête, et il en est de même des Assyriens dans leurs bas-reliefs. Les Hébreux ne portaient pas non plus de coifl’ures. Aucune mention n’en est faite dans les livres du Pentateufjue, et l’hébreu ancien manque de termes pour exprimer