‹ Histoire de l̕habillement et de la parureChapitre 190 sur 232 · I. Tallemant des Réauï, Historiettes, l. JI, p- ’]ô · texte numérisé non relu

I. Tallemant des Réauï, Historiettes, l. JI, p- ’]ô

a. !d., ibid.

COIFFURES

sur un sujet d’apparence un peu frivole, s’il y avait rien de futile pour l’histoire, même dans les caprices de l’esprit humain, et si nous ne pouvions invocpier, d’une part l’intérêt de la question pour la vanité masculine qui, conformément à l’adage bien connu, fait de la barbe un symbole de suprématie sur le sexe imberbe, de l’autre, raltenlion complaisante qu’ont mise les érudits à scruter ces particularités. Il existe en effet toute une bibliographie sur la matière : VÈpénopogonérithrée, in-/|“, i58o, par P. l’Éguillard ; une Pogonologie par Régnault d’Orléans ; une autre Pogonologie ou Histoire philosophique de la barbe, par Dulaure, 1786 ; un Mémoire historique du P. Oudin, jésuite, etc.

La chevelure, ornement naturel plus que moyen de protection, garantissait mal la tête, soit contre l’ardeur du soleil, soit contre les Intempéries, soit enfin contre les coups qu’on était exposé à recevoir dans une rencontre hostile. Il fallut donc chercher le moyen de parer à ces divers inconvénients, et l’on inventa les coiffures artificielles qui sont, pour ainsi dire, le couronnement ou la toiture de l’édifice.

Les premières dont on ail usé semblent n’avoir rempli qu’une fonction honorifique ou décorative, comme on le voit par l’e.xemple des peuples sauvages, qui, coiffés d’ordinaire de leurs cheveux seulement, se parent à l’occasion de diadèmes de plumes ou d’autres ornements destinés à faire briller la vanité plus qu’à satisfaire des exigences de confort. Les représentations égyptiennes et assyriennes ne montrent aussi que des coiffures ornementales, à l’usage des rois ou des prêtres, diadèmes, tiares, mitres, couronnes, bandeaux... Tels étaient, pour les Pharaons, la couronne blanche^ qui symbolisait la domination sur l’Égypte du Sud, la couronne rouge, qui avait le même sens pour l’Égypte du Nord, et le pschent, qui les unissait en les combinant '. Le diadème était une sorte de bandeau bleu et blanc, porté par les monarques d’Asie autour de la tiare Plusieurs peuples en fai-

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