Kjvc't) aiyetr) (Homère
3. G. Perrot, Ilist. de l'art dans ianliq., t. IV, p. -ji, ■j4.
HISTOIRE DU COSTUME
était un bonnet de feutre, de forme variable*. Son diminutif, le pileolus, sorte de calotte en laine feutrée \ avait de l’analogie avec la calotte que portent encore les prêtres catholiques. Le pelnsas était un vrai chapeau, comparable par sa forme à celui qui sert d’insigne aux cardinaux. Une fois l’usage des coiffures établi, les maîtres voulurent seuls en être parés, et les esclaves restèrent dans leur dénùment antérieur. Par suite, le droit d’avoir la tête couverte devint le privilège des hommes libres. L’accorder à un esclave équivalait à le libérer de la servitude. La formule latine de l’affrancbissement était en effet « appeler l’esclave au bonnet * ». De là dérivent la signification symbolique des « bonnets de liberté », dont la Révolution française a popularisé l’image, et, d’une manière plus générale, la tradition des bonnets de docteur en médecine, de maître ès arts, etc., indiquant la condition nouvelle d’élèves affranchis de la dépendance des maîtres et devenus maîtres à leur tour. On peut encore rattacher au même usage les toques honorifiques de la magistrature ou du barreau, et le droit conféré à la grandesse espagnole de rester couverte en présence du souverain. Peul-etrc même faut-il expliquer ainsi la coutume, maintenant commune à tous les peuples de civilisation européenne, de se découvrir pour saluer. Dans le principe, cet acte devait être un signe d’humilité, la reconnaissance polie d’une sorte de servage a l’égard de la personne qu’on voulait honorer, de meme que,, par une formule obséquieuse, on dit ou 1 on écrit : « \otic serviteur ». Pline témoigne que, chez les Romains, on devait avoir la tète découverte devant les images des dieux ou en présence du magistrat*.
Dans les fresques de Pompéi, on voit des matelots vêtus de capes à capuchon dont le nom latin (bardocucullas) atteste l’origine gauloise^ Ce vêtement s’est conservé, comme coiffure, dans la cagoule des moines et la capeline des Pyrénées. .\u