Cyropédie, VIII
S. liicli, Dictioim. d'anlii/., v. digitale.
CHAUSSURES ET GANTS
wnnls, laisaieni parlic d’iino toilcUo sonipUicnse. Gel objet pouvait exciter des convoitises ; un article de la Loi Saliqiie en prévoit le vol et fixe l’amende. Les princes mettaient des gants comme comjdément d’un costume de cérémonie, et les prêtres pour ollicier. Sous les Carlovingiens, ils devinrent usuels dans la haute classe, et ne tardèrent pas, en conséquence, à prendre une signification symbolique. Une charte de i2o5 mentionne la coutume de donner à son seigneur un gant en signe d’hommage et reconnaissance de suzeraineté. C’est pourquoi, dans la Chanson de Roland, lorsque le héros est près d’expirer, il oflVe à Dieu son gant, voulant indiquer par là qu’il se donne tout à lui :
Sum destre guant en ad vers Deu tendut,
et les anges du ciel descendei\t pour le recevoir'. La remise d’un gant par un supérieur exprima l’investiture d’une charge ou d’une mission". Dans le même ordre d’idées, les cartels pour comhat singulier se déclarèrent en «jetant le gant», forme outrageante de défi, et s’acceptèrent en « relevant le gant », formules qui s’emploient encore, mais dans un sens devenu purement métaphorique. Comme les gants étaient une redevance hahituelle des vassaux, le don gracieux d’une paire de gants se faisait aux personnes qui apportaient une bonne nouvelle et dont on SC reconnaissait l’obligé. De là proviennent les locutions « en avoir » ou « n’en avoir pas les gants » qui se lisent dans le Roman de la rose :
\icns-jc, dit-elle, à temps aux gants Si je vous dis bonne nouvelle?
Le terme espagnol de paraejuanie, synonyme de gratification, se rapporte au même usage, et l’on peut y rattacher la tradition persistante des cadeaux de gants qui se font encore à l’occasion des baptêmes.
La Taille de Paris en 1292, publiée par M. Géraud, y