‹ Histoire de l̕habillement et de la parureChapitre 208 sur 232 · OG · texte numérisé non relu

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(lia, csl muni ilc ganis de cuir'. Coluinelle en mentionne de pareils en usage dans les l'ermes^. Quelcpies personnes délicates employaient des gants de laine pour se préserver du froid au.x. mains. Cicéron en parle". Les sybarites prirent Thabitude de porter des mitaines en hiver. Sous Tibère, le philosophe Musonius critifpiait cette coutume qu’il taxait d’elTéminée *. On voit néanmoins, par une lettre de Pline le .leune, que les scribes écrivaient parlois les mains ainsi recouvertes, lorsque le froid se faisait sentir".

Mais c’étaient là des emplois spéciaux et très circonscrits. Jamais les Lgypliens, les Hébreux (sauf le cas tout particulier de Jacob"), ni les Gréco-Romains ne (iront, comme nous, un nsage habituel de gants et no les tinrent pour le com|)lémenl d’une tenue habillée. La coutume de vêtir les mains dut s’établir d’abord chez les habitants des climats froids. Les liyperboréens (Esquimaux, Lapons, Samoyèdes, etc.), portent généralement dos gants do fourrure en forme de poche, car, sans cet expédient, ils seraient souvent exposés à avoir les mains gelées. Même dans la zone tempérée, là où le froid se fait vivement sentir en hiver, des gants étaient utiles par circonstance. Xénopbon constate que les Perses en portaient : « Pendant l’Iiivor, dit-il, ils ne se contentent pas de se couvrir la tète, les pieds et de s’envelopper tout le corps ; ils ont des mitai nçs fourrées ou des gants L» Il distingue en ellcl, d’une manière explicite, les mitaines (ye-.p’;) et les gants complets à doigts séparés (oaz.TjXViOpa). Les Celtes et les Allemands se couvraient aussi les mains. On en a pour preuve l’étymologie des mots mitaine (du celtique miltauî) et (janls (de l’allemand wanl). Sur la Colonne Trajane, les Sarmates sont représentés gantés*.

En Gaule, dès le vi" siècle, les gants, appelés oiiants ou

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