‹ Histoire de l̕habillement et de la parureChapitre 227 sur 232 · Odyssée, III · texte numérisé non relu

Odyssée, III

IIIJOUX

se concilier les soldats, leur accorda le droit do porter l’anneau. 1’ibèrc, [)lus libéral encore d’une laveur qui ne coûtait guère, l’étendit à lout citoyen dont le père jouissait de /loo sesterces de revenu. Enlin Justinien permit à tous les citoyens sans distinction de s’en passer la lantaisie. A mesure que les anneaux perdirent leur valeur honorifique et devinrent de simples bijoux, on les voidnl plus riches et plus ornés. Dès la fin de la llépublique, on les fit en métaux précieux. D’ordinaire, on n’en portait qu’à un seul doigt, celui que, par tradition, nous appelons Vannulairc. Cette longue attribution est due a un préjugé des anatonnsUis anciens ([iii croyaient ce doigt en correspondance directe par un nerl’ avec le cœur'. C’est pourquoi l’on y passe encore les alliances de mariage. Quant à l’origine de celles-ci, elle ne paraît pas très ancienne. Etrangers aux mœurs hébraïques, les anneaux de mariage ne sont mentionnés ni dans V Ancien, ni dans le Nouveau Teslamenl. « C’est lout simplement une coutume païenne, dit Max Millier; si elle est d’origine romaine ou tcutonique, c’est une question que nous n’essaierons pas de trancher ; mais, primilivement, elle représentait la chaîne par laquelle la femme était lice a son mari. En Angleterre, c’est la femme seule qui porte la chaîne dorée, tandis que, dans toute l’Allemagne, le lien est mutuel : le mari et la femme poi-tent tous les deux le symbole qui leur rappelle la perte de leur liberté ^ » Ou prodigua davantage les bagues quand on ne les considéra plus que comme un ornement delà main. Martial nous apprend que, .sous les Césars, les Romaines portaient des bagues à tous les doigts, et en mettaient meme plusieurs à chaque doigt". En Algérie, les Arabes se cerclent le pouce d’un anneau en corne de bullle.

L’habitude de se pas.scr un anneau dans une des ailes du nez est ancienne en Urient et s’y est perpétuée en Syrie ', dans l’Inde, etc. Les femmes juives en portaient dès le temps de la Genèse : « J’ai mis \&nezeni à son nez », dit Éliézer do Rébecca".

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