Baudiittarl, Ilist. du luxe, t. IV, p
BIJOUX
ment des pendants d’oreille. Les Perses, les Assyriens, les Lydiens, s’en paraient comme leurs femmes. Sur les bas-reliefs assyriens, les rois, les dignitaires et les eunuques sont ornés d’anneaux d’oreille'. Ceux des rois, proportionnés cà leur grandeur, forment comme un petit collier de perles". Dans V Exode, Aaron fabrique le veau d’or avec « les pendants d’oreille des femmes, des fils et des mies des Ilébreux" ». Au livre des Jlkjcs, Gédéon, vainqueur des , Amalécites, se fait remettre « les pendants d’oreille qu’ils, avaient coutume de porter », et en trouve un poids de jyoosicles d’orf Chez les Grecs, suivant Isidore", les jeunes gens seuls portaient une pendeloque, et rien qu’à une oreille, tandis que les jeunes filles en avaient aux deux. Lu France, au xvi” siècle, l’elféminé Henri III essaya de remettre à la mode, parmi les bomrnes, l’usage des ])endants d’oreille ; mais ce sot exemple ne lut pas suivi, et, de nos jours, la coutume de mettre des anneaux d’or aux oreilles ne subsiste plus que chez quelques hommes du peuple.
Inépuisable en inventions quand il s’agit de jiarures, la vanité a fait imaginer toutes soi'tesdc bijoux, dont la matière, la forme, la disposition et le but varient à l’infini, comme le caprice, épingles, broches, boucles, boutons, agrafes, fibules, chaînes, croix, breloques, amulettes, porte-bonheur, flacons, tabatières, montres, etc. Les filles juives, a l’exemple du grand-prêtre, attachaient au bas de leurs robes des sonnettes ou plutôt des grelots", coutume que 1 on retrouve en Chine, où elle paraît constituer un expédient de police conjugale.
De nos jours, avec le progrès général de l’aisance et l’abondance des métaux précieux ou la facilité de les imiter au moyen d alliages, la fabrication des bijoux est une industrie importante par le clulfre élevé que représente la valeur de ses produits.
D après la statistique de Paris dressée en 18G0, cette seule ville