‹ Histoire de l̕habillement et de la parureChapitre 39 sur 232 · l/ist. nat., VIII · texte numérisé non relu

l/ist. nat., VIII

2. Rapports du jury international sur l’exposition de 1867, t. V, p. 566.

3. Dufrène, Rapport du jury international de l'exposition universelle de 1900 : « Petite métallurgie. »

MATIÈRES PREMIÈRES DE l’tUBILLEMENT

loques, agrafes, fibules, elc.). Des alliages économiques en emprunlenl l’aspecl pour remplir à moins de frais la même fonction. Avec l’acier et le laiton, l’industrie confectionne des boucles, des crochets, des épingles, si employées dans la toilette des femmes.. .

Enfin la vanité humaine et surtout la coquetterie féminine, qui aiment à se parer de tout ce qui brille, afin d’attirer le regard, ont toujours avidement recherché les pierres précieuses et les gemmes, l’ambre, le corail, les diamants, les perles, la nacre, etc.

Prises dans leur ensemble, les matières premières de l’habillement composent un de nos plus précieux éléments de richesse. Toutes n’ont pas la même valeur, mais chacune a' ses avantages. Les peaux des animaux supérieurs nous entretiennent de fourrures et sont surtout utiles sous forme de cuir. Les textiles des espèces lanigères ou sétigères nous protègent le mieux contre les variations de la température ; les textiles végétaux se prêtent à une extrême diversité d’emplois. Parmi tant de ressouices accumulées d’àge en âge, le premier rang appartient a la laine et au coton, excellemment propres à vêtir le genre humain [larcc qu’ils SC complètent l’un l’autre et se jilient aux exigences des climats les plus inégaux.

Pour donner une idée de l’importance économique de ce groupe, disons que, en 1867, on évaluait à ii ou la milliards de francs la production des industries textiles dans le monde civilisé, savoir: 3 G/18 millions pour le coton, 3 63i pour la laine, 1 6a8 pour la soie*... Ces industries se sont beaucoup développées depuis, surtout celle du coton, représentant aujourd’hui plus de 7 milliards^ et celle de la soie, dont la valeur dé-

I. Michel Chevaticr, Introduction aux rapports sur l’exposition universelle de 18G7, p. I.L i5. .

a. Le progrès s’est parlicutièrement manifesté aux Ltats-Ums, ou, on iqoo, la production de l’industrie cotonnière était évaluée à 889 198 619 dollars (près de i 700 millions do franc.s), et celle de la soie à 107 206 298 dollars (plus de 58G millions do francs). [Bulletin de la Chambre de commerce de Neiv-York, cité dans le Monde économique, 12 juillet 1902J.

SUIlSTANCES jnVERSES ÜTIUSEES POUR

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passe 2 milliards de francs*. Dans les relevés de l’administralion des douanes, les matières premières, les machines et les produits relatifs aux arts textiles représentent assez régulièrement un tiers de l’ensemble. La proportion serait plus élevée encore et atteindrait au moins la moitié, si l’on y ajoutait les autres classes afférentes au vêtement, les peaux, les chaussures, les confections, la bijouterie...

I. J.-M. Piolet, Rapport du jury international de l’exposition universelle de ii)oo : k Soies et tissus de soie. »

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