MARIAGE DE LOUIS D*ORLÉANS
et à M. de Beaujeu 20,000, sans compter bien des faveurs et des dons fort importants.
En 1480, obligé à des économies, le roi réduisit plusieurs pensions. Celle de M. de Linières fut du nombre et réduite d*un dixième (120 livres par an).
Chaque année, au moment des étrennes, Marie de Clëves, son fils, ses filles, échangeaient quelques menus cadeaux, quelques bijoux, et en distribuaient autour d'eux. Jeanne de France ne figure pas sur les listes de ces échanges de bons procédés *.
En dehors des difficultés intérieures de la famille, et des questions relatives à Âsti, rien de pai*ticulier ne signala les dernières années du règne de Louis XI. Le 13 octobre 1475, était passée à Orléans une ambassade de Portugal ', venant implorer Louis XI contre TAragon, dont on avait vu l'ambassade Tannée précédente'. Le roi de Portugal, en 1476, passa
Beaujeu » en 1471, excédant sa pension et non payées (fr. 11196, fo 22). Ces dépenses sont, pour du poisson, 40 1. il s. 8 d. ; pour charrois de bois, 50 s. 9 d. ; pour harengs et poissons, 100 s.; pour du vin, 6 1. 10 s. t. ; à Jean Gascoing, apothicaire, 6 1. 15 s. t.; à Jncqueau, apothicaire, 7 I. 11 s. t.; pour du vin, 12 1. 12 s. 6 d. ; de même, 20 liv.; pour du bois, 91iv. Le total du déQcil s'élève à 85 1. 10 s. 11 d., à payer par le roi.
1) Au 1" janvier 1476, trois mois après le mariage, on donne un grand nombre d'étrennes; le duc se commande un bracelet d'or à 22 carats, pesani 9 gros 12 grains, portant sur le dessus une jacinte donnée par sa mère. La duchesse fait faire un bracelet pareil que M™» de Narbonne donne à son mari pour ses étrennes. La duchesse donne au cardinal de Foix un cœur de diamant, ench&ssé d*or. Louis offre à sa mère et à M. de Narbonne deux diamants. Un grand nombre de menus petits bijoux d*or, chaînes, oiseaux, bétes, images, pensées, sonnettes, anneaux, etc., sont confectionnés pour les étrennes de la duchesse, de son fils, de M^o de Narbonne, de M"® et de Thierry de Clèves. La duchesse envoie à M»* de Beaujeu une pièce de velours noir, à mettre- devant la poitrine (Orléans XII, 785). Un acte du Catalogue Joursanvault (442) mentionne toutefois l'envoi d'étrennes du duc à sa femme en 1478.
2) Arch. municip. d'Orléans, CC. 668.
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lui-même à Orléans*. La duchesse lui offrit une fête. Neuf gentilshommes, vêtus de blanchet chargé d'or clinquant, les pieds dans des chausses de drap noir, dansèrent la morisque. Le personnage de la morisque fut fait par la petite-fille de M"' d*Arbouville, vêtue d'un surcot, couvert de blanchet et d*or clinquant*.
Au mois de juillet de cette même année, tendrement attachée, comme elle Tétait, à sa fille, la duchesse eut une cruelle alerte. M°» de Narbonne accoucha d'un enfant mort, et se trouva même en grand péril. Les frères mineurs de Blois firent à V Image Saint-Nicolas une procession solennelle , pour obtenir son heureuse délivrance : ils se rendirent ensuite au château en cortège funèbre, pour y prendre le corps de Tenfant mort-né, qu'ils enterrèrent dans leur église '.
M"* de Narbonne se rétablit : ce fut une grande joie quand elle alla, le 25 janvier 1477, diner à Orléans, chez M. d'Arhou ville *.
En 1477, la duchesse fait réparer son hôtel àe Crépy et le château de Soissons*, et elle s'y rend Tannée suivante •.
Après avoir passé les fêtes de Pâques à Blois, Marie do Clèves arriva à Paris, le 29 mars 1478, avec son fils, Thierry de Clèves, M"® de Narbonne, le fils du comte de Vendôme, et d'autres seigneurs, dames et demoiselles. Le cardinal de Foix leur donna, le jour même, une grande fêle à son hôtel d'Étampes, près de la Bastille. Le lendemain, le cardinal de Bourbon leur offrit un souper, resté célèbre, dans la galerie
1) Lemaire, p. 271.
2) Tit, Orléans XII, 787.
3) Bibl. de Blois, no 1492; paiemcDl du 2 août 1476.
4) Arch. municip. d'Orléans, CC. 668.
6) Collection Bastard, 93&. — Guyol Pot est, en 1477, un des plénipotentiaires du roi au traité d'Àrras (ûupuy, Hist. de la réunion de la Bre^ lagne, I, 369).