TROISIÈME PARTIE
« veinent selon qu'il nous semblera juste el « raisonnable. »
Le roi de France ne pouvait en effet s'occuper dune manière plus sérieuse de la querelle du chapitre et des bourgeois, car il faisait alors de grands préparatifs pour une croisade; mais il était facile de voir qu'il favorisait secrètement la communauté lyonnaise , et que son intention était d'en faire plus tard une partie des défenseurs de son royaume. Ce cpii démontre eettr ii il en! ion , c'est que, d'après le vœu positif des citoyens, il mit la justice temporelle en sa main et permit aux habitans d'appeler des jugemens des officiers ecclésiastiques à son bailli de Maçon. Protection , justice et liberté , sont donc les premiers liens qui attachèrent les Lyonnais au rovaume de France : c'est donc ici l'origine des destinées modernes de Lyon et de son gouvernement consulaire. Ce gouvernement a fait la prospérité de notre ville pendant long -temps; il avait des défauts, inséparables des siècles barbares où il fut institué; il contribua à l'embellissement de la cité et eut pour base principale le bonheur des citoyens. Étudions -le donc avec le plus grand soin , et cherchons à en tirer des conséquences utiles pour l'administration municipale de nos temps de perfectionnemens politiques