TROISIÈME PARTIE
ne pouvant languir dans le repos jusqu'au moment de la réunion des prélats, s'occupa des affaires de la cite lyonnaise. On doit penser que flatté, caressé par les membres du chapitre, et se rappelant d'avoir été chanoine parmi eux, il dût agir avec un peu de partialité-, mais son caractère imposait, et les citoyens s'en rapportèrent à sa décision. « 11 commença par casser l'office « de sénéchal , qui avait été la cause principale « de tous les troubles; il ordonna qu'il n'y au- « rait qu'un seul tribunal de justice séculière où « la justice se rendrait au nom de l'archevêque « et du chapitre, dont les émolumens appartien- « d raient à l'archevêque seul qui, en compensa- « tion de la partie due au chapitre, serait tenu « de lui donner en retour une somme de deux « mille livres viennoises , sans que jamais les « chanoines pussent prétendre à une plus forte « somme; il abolit la mémoire de tous les excès « passés entre les bourgeois et les chanoines; il « révoqua toutes les sentences d'excommunica- « tion, et leva tous les interdits prononcés ou « lancés contre la ville de Lyon. Ensuite, pour « donner quelque satisfaction à l'église, après « tout ce qui s'était passé contre les chanoines « et leurs vassaux , il ordonna que les forteresses « construites dans la ville à l'occasion de la guerre, « et désormais inutiles, seraient détruites; que le » sceau commun de la cité lui serait remis entre « les mains, avec défense aux habitans de s'en
« servir à l'avenir ; que l'archevêque aurait en « son pouvoir les clés des portes de la ville; en- « fin, il condamna les citoyens à payer à l'église « une somme de sept mille livres viennoises pour « réparer les dommages causés dans les églises « de la Madeleine et de Fourvières qu'ils avaient « occupées durant les troubles , comme aussi « pour prier Dieu d'avoir en sa sainte garde « l'ame du curé et des paroissiens d'Écully que « les bourgeois avaient brûlés dans la cbapelle '.»
1 Poullin de Luininn.