TROISIÈME PARTIE. o
une sentence contre ces ecclésiastiques avides qui refusaient de permettre que l'on mît dans leur église le corps de Pierre de Lisle, notaire, pour y faire des obsèques. Us voulaient que les païens du notaire prissent le drap mortuaire de l'église, et payassent vingt sous pour l'emprunt de ce drap, sans quoi le corps ne serait point admis. Déjà les chandeliers des confréries dont le défunt était membre, avaient été placés dans l'église de Saint-Paul ; les prêtres de cette paroisse les firent enlever et transporter avec scandale dans la chapelle de Saint-Laurent, où ils persistèrent à ne point chanter de grand'messe, quoique le trépassé eut fait, durant sa vie, beaucoup de bien à leur chapitre. Il y eut plusieurs autres plaintes contre le clergé de Saint-Paul , qui obligèrent le bailli à mander au sergent de mettre incessamment en exécution la transaction passée entre les paroisse et les conseillers de la ville, au nom de tous les citoyens .
' Menestrier, Histoire consulaire. — Compromis dressé dans la maison royale de Roanne , le 5 mars 1388, et ratifié dans le château de Pierre-Scise le II mars de la même année. — Inventaire général des Archives municipales , 22 vol. grand in-folio , article Exactions des cli'.es. Nous aurons souvent occasion de citer cet important recueil des actes déposés dans les grandes archives de l'Hôtel-de-VilIe de Lyon , ainsi que les Actes consulaires de la même ville , 200 volumes petit in-folio, depuis l'année I i 1 6 jusqu'à la révolution. — Voyez dansl'//*ventaire général tout ce qui est relatif à l'église collégiale et paroissiale de Saint-Paul et de Saint-Laurent , tom. xix , pag. 91.