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TROISIÈME PARTIE

et comme très souvent il n'y avait qu'un lit dans la maison, le survivant en était privé s'il ne pouvait le racheter. Les mêmes ecclésiastiques voulaient que l'on se servît de leur drap mortuaire pour en tirer de l'argent à volonté : quand malgré eux on se servait des draps de mort d'une confrérie pour l'enterrement d'un fidèle , ils en faisaient leur proie, à moins qu'ils ne fussent rachetés comme les lits. Bientôt, laissant de côté toute pudeur et outrageant la charité chrétienne, ils ne permirent point qu'aux obsèques d'un défunt on célébrât une grand'messe dans la chapelle Saint-Laurent , ni même que l'on portât le corps dans l'église de Saint-Paul , si l'on n'assignait auparavant cinq sous de rentes annuelles à leur profit , et si , outre les frais funéraires , on ne déposait à la sacristie une très grande quantité de cierges. «Lesquelles choses, dit Menestrier, « étaient d'un méchant exemple, au préjudice de « la ville et à la damnation éternelle des ecclé- « siasliques. »

Ce ne fut pourtant que bien tard que l'on passa un compromis dans la maison royale de Roanne, où il fut décidé que le successeur ou héritier d'un défunt composera avec le curé tant pour le droit de sépulture et la lumière, chacun selon son état , de manière cependant que la somme n'excède pas celle de dix livres pour la personne de la plus haute profession de la ville, et ainsi en diminuant.

« La composition, est- il dit dans cet acte, se « fera dans les trois jours qui suivront l'enterre- « nient, sans que lesdits curés puissent rien exi- « ger auparavant. Les obsèques se feront avec « liberté. Seront tenus lesdits vicaires d'aller « quérir les corps dans les maisons avec la croix , « procession et solennité accoutumées, selon l'é- « tat du défunt. Les cierges et torches fournis « pour l'enterrement seront remportés sans que « les curés puissent l'empêcher. Pour la sonnerie « des grosses cloches , appelée gros glas , des pâte roisses Saint-Paul, Sain t-Nizier et Saint-Pierre, « on paiera deux livres avec un barrai de vin, « plus deux livres parisis pour le pain, et ainsi « en descendant jusqu'à douze deniers. Pour les « mariages, les plus grands de la ville paieront « vingt sous , et ainsi en descendant. Quand on « composera sur les choses dessus dites, si les « parties ne peuvent s'accorder, elles devront s'en « tenir au dire d'un prêtre et d'un citoyen; mais « dans le présent compromis on ne fait point « mention des étrangers qui meurent en pasce sant , parce que les citoyens ne se mêlent pas « de ceux-là. »

Ajoutons pour compléter cet le courte notice sur l'église de Saint-Paul, que ses prêtres, courroucés d'un pareil arrangement qui diminuait leurs trésors, n'en continuèrent pas moins à agir d'une manière arbitraire. A la fin du quatorzième siècle, le bailli de Màcon fut forcé de signifier

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