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TROISIÈME PARTIE

pour faire les frais de quelques réjouissances publiques, loger dans leur couvent des régimens tout entiers, et redevoir des souverains. Dans le dix-huitième siècle, on célébra la canonisation de deux religieux cordeliers , placés par le pape Benoit xm dans le catalogue des saints. Les comtes de Lyon officièrent, tout le monastère fut illuminé, et il fut tiré au milieu de la place un feu d'artifice offrant la représentation de deux nouveaux saints. Les religieux, précédés de leur gardien , vinrent processionnellement, avec un flambeau à la main , en faire trois fois le tour et y mettre le feu. Quelque temps après, les moines logèrent dans leur couvent les grenadiers et l'aumônier du régiment lyonnais, venu sous le commandement du baron de Lautrec pour étouffer des germes de sédition ; on les plaça au nombre de cent quarante- cinq dans le réfectoire et l'infirmerie, où ils restèrent deux mois. Enfin, on raconte qu'il se passa dans le cloître des Cordeliers une scène louchante entre Henri iv et le maréchal de Biron. Celui-ci avait conspiré contre son roi, qui était son bienfaiteur et son ami ; le complot fut découvert, et Henri iv prenant à part le maréchal , lui demande l'aveu de son crime. Touché des démonstrations de repentir que lui faisait un guerrier qui s'était illustré tant de fois sur le champ de bataille, sous les yeux de son maître , il lui pardonne. Biron ayant paru blessé de ce qu'on lui avait refusé le com-

mandement de la citadelle de Bourg en Bresse, Henri iv l'embrasse et lui dit : « Bien , Maréchal, « ne te souvienne jamais de Bourg, et je ne me « souviendrai jamais du passé. »

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