‹ Histoire de LyonChapitre 222 sur 223 · TROISIÈME PARTIE. i · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE. i

clés chez eux. Le lendemain , dans la réunion de

la chapelle Saint-Jacques1, on apprit la mort du mi.

Aussitôt il fui décidé que la garde de la ville

serait renforcée , et que sans délai on enverrait devant le nouveau roi , en quelque lieu qu'il fut, de la part de la bonne ville, pour le supplier d'avoir en sa grâce et faveur les bourgeois lyonnais. Dans le but de hâterce voyage, on élut tout d'une voix Jean de Villeneuve et Pierre Thomassin, qui acceptèrent et offrirent même d'aller vers le roi à leurs frais. Les conseillers furent aussi du même avis quand il fallut signifier cette délibération aux seigneurs ecclésiastiques, afin de joindre leur ambassade à celle des citoyens, si bon leur semblait. Huit bourgeois notables se rendirent donc à l'église cathédrale, dans la salle du chapitre ; ils y rencontrèrent les seigneurs archidiacre, ehamarier, doyen , plusieurs comtes et plusieurs chanoines des églises collégiales de Saint-Just , de Saint-Paul et de Saint-Nizier; avec eux élaienl le granàVprieUr et autres religieux d'Ainai. Ils leur firent part de la dépu talion qu'ils avaient projetée. « Nous sommes assemblés pour ce sujet, leur « dit l'archidiacre. — Nos députés partiront avec « les vôtres, lui répondirent les bourgeois. » Tout fut arrangé avec la meilleure concorde. Après les préparatifs de leur députation vers Louis xi, les

' Le 2c5 juillet 1461.

conseillers de Lyon lirenl publier dans toute la ville «que demain vendredi, trentième jour du « mois de juillet de l'année mille quatre cent « soixante et un , se feront aux Cordeliers les ob- « sèques du roi Charles septième, notre défunt « seigneur, que Dieu absolve, et lequel trépassa « hier il y eut huit jours, à Mehun-sur-Yèvre, en « pays de Berri. Dans ledit couvent des Frèresce Mineurs seront convoquées les processions des ce trois monastères de frères mendians de la ce ville, Jacobins, Carmes et Augustins; lesquels ce religieux desdits quatre couvens, y compris les ce Cordeliers, célébreront au jour indiqué toutes ce messes que faire se pourra. Seront portées et ce allumées aux obsèques quatre douzaines de ce torches et quatre gros cierges du poids de trois ce livres ou environ, ornés des armes et écussons ce de la ville. On fabriquera douze écussons aux ce armes du seigneur roi défunt, lesquels seront ee mis sur les piliers et carrefours de l'église du ce couvent des Cordeliers. Tous les fidèles sont ce invités à prendre part aux cérémonies funèbres, ce pour attirer sur la cité et sur l'âme du décédé ce les bénédictions du Ciel. »

FIN DU TROISIF.IHF. VOLUME.

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