‹ Histoire de LyonChapitre 40 sur 223 · TROISIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE

« les autres qui appartiennent à l'église d'Autun; « et que réciproquement autant de fois que le « siège de Lvon vient à vaquer, l'église d'Autun « mette en sa main tout ce qui appartient à l'ar- « chevêche : nous qui voulons et devons conserve ver inviolables les privilèges de ces églises, orq donnons et commandons que l'une et l'autre * jouissent pleinement de son droit. C'est pour- « quoi nous restituons ces régales à notre fidèle ce l'archevêque de Lyon et à ses successeurs nous a leur concédons de les tenir à perpétuité autant « de fois que ce siège d'Autun viendra à vaquer. 9 Tait à Paris l'an de l'incarnation de notre Sei- « gneur onze cent quatre-vingt-neuvième, le « dixième de notre règne. »

Ce qui mettait le comble à la grandeur temporelle des archevêques et du chapitre de la ville de Lvon, était la juridiction de primats qu'ils exerçaient sur quatre provinces métropolitaines : elle s'étendait sur la Bourgogne, la Bresse, la Brie, l'Ile-de-France, une partie de la Champagne, l'Orléanais , la Beauce , la Normandie , la Touraine , l'Anjou, le Maine et la Bretagne, c'est-à-dire sur la moitié du royaume, et sur trente-deux églises épiscopales ou archiépiscopales.

Telle était la puissar*?e de l'église de Lyon, tel était son gouvernement avant l'acquisition de sa temporalité par le roi de France Philippe-le-Bel. Elle se trouvait indépendante de tout seigneur, excepté pour les régales; il n'exista au dessus d'elle.

pendant un siècle, qu'une ombre de souveraineté des empereurs : aussi plusieurs princes signèrent sous ses auspices un grand nombre de traités comme en un lieu neutre; des pontifes persécutés vinrent chercher un asvle dans son sein: la ville, par le concours de tant d'étrangers, reçut une des premières les bienfaits de la civilisation toujours croissante; enfin le gouvernement civil et les relations politiques que nous venons de décrire, sont la cause médiate ou immédiate de tous les événemens qui vont se développer dans la cité. Nous nous sommes assez longuement occupés des maîtres, parlons un peu des citoyens.

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