LETTRE XI
J'ai dîné hier avec M, de la Tour d'Auvergne cheî M. de Bouillon. Ali ! ira mere, quel homme que ce monsieur de la Tour I si tu pouvais causer une heure avec lui, tu n'aurais plus tant de chagrin de me voir soldat! Mois je vois que ee n'est pas le moment rie h pr-onver que ™:siui; ton chagrin m'empêche d'avoir raison contre toi. Je lui ai remis la lettre, il l'a trouvée charmante, admirable, et il en a été attendri : c'est qu'il est aussi bon que brave.
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K liis'K.iiiii-: du m a vu:.
Permets-moi de t'avouer que, s'il n'y avait eu que de pareils hommes dans [a révolution, je serais encore plus révolutionnaire que je ne le suis... c'est-à-dire que je le serais , sans ta prison et tes douleurs.
J'ai été de la aux Italiens voir Mtmknera; c'est détestable. Ce sont quelques scènes des Myitirett d'Udoiph/., m-\\ .■îifilfi's 1rs unes a'.:\ autres; sottes paroles, petite musique. Les décorations sont magnifique». On à applaudi a tout rompre et demandé l'auteur; moi, j'ai demandé a tue-tête ledéeurateur. A la tin d'une éternelle et assommante romance en
au parterre et qu'on baillait aux loges a se fendre la gueule , j'ai crié : Bis. CetIC proposition a révolte 1rs hi-OH, lit rllus m'uut IV.it V- ]>lr;iïir <:■.' vti'ltr l'Oiir moi, pendant que ;i: me e:'oi;r.is 1rs bras. Toutes les élégantes de Paris étaient la : madame Tallien, mademoiselle Lange et mille autres, tant Grecques que Romaines, ce qui ne m'a pas empêché de bien m'ennuyer. M. Perrin me donne demain des billets pour la République, où l'on joue nne nouvelle tran-Mii-dn 'l)u<' : .s, i-itiluUW'n tM/iïdiriK. Vlira, h-]v:.imère, je t'aime de toute mon ame.
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CllAPITlŒ HUlTIÈMli.
LliTTKK DE LA TOLK D'AITERGXE a ma gband'kèiik
De i'assj, lu ■•.:> vvitdiitiiuire an VU lie Ij lvpiinliilliu Française.
Madame, n'ai rn/ii t]iu- c.ini ci: ruomi/n! rit ne la lettre extrémeisiet.t flatteuse r|ue vous m' Avez fait
runnvimcnt ;..jui .:(■ q-.;c ;r... faire pour .M. votre HK [l.in* 1rs rirralintawi ni;;i;i.T.i«eiLt! - nu il ses' trouvé, l.r-p prrsuimfs qoi r.:n devaient une véritable mMimiiiïi-iiiA'e t ■ : a ï ■.' 1 1 1 ses nïiicicrs e". se s camarades. Ai'-i iiV.rit-iis pas inMi'in. I. nii iii'::ni rit n ■■::■[ i j j . !.':■■'.' tout i]u'ï..~ penser '.c (t f-;:r Kiivii: sur le service que je leur avais reudu en leur procurant pour frère d'armes le jeune Maurice, die* lequel tout semble dcjtt jiitii.iu.--: r qu i: riceOLTiplirn un jour ou IV.uhe lu haules dtïl:iicCï Je sriji "mii'uil.-l i;i\h-,i.I père, — L'on a pris tontes les précautions et toutes 1rs îiiv-irv- pii--ib!i> pou:- iju'ii st>i vf iupi- d.nirHit et agrément. Soyez donc bien tranquille, madame, sur ses premiers pas dans la carrière des armes. La p.-ii\, n lr ; f|ik-llr je ;-r(i:s tr.Mjiv.. rs. nialirr- 1rs nvp.irenees contraires, vous le renverra peut-être plus
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tôt que vous n'osez l'espérer. Viiisi , laisse/, [u'emliv place il ce sentiment, ou milieu des motifs de s'alarmer que la tendresse d'une mère trouve si facilement ou fond de sou cceilrpour un fils qui s'éloigne d'elle pour In première fois. Je n'entreprendrai pas,
voire sensibilité , ils sont trop justes. Je n'ai pss le bonheur d'être père, mais je sens que je méritais de l'être, à en juger par l'effet que votre lettre a produit sur mol.
Agréez, je vous prie, madnme, avec bonté, mes bommages les plus respectueux
Le citoyen la Toun d'Auvebgne,
Cobbet, capitaine d'infanterie.