LETTRE XII
27 vendémiaire su soir an VII (octobre ■a).
Je pare au juur, ma bonne mère. Je viens de prendre congé de mon capitaine, qui, tout enchanté de ta lettre , m'en a donné une pour le ehef d'escadron ; puis il Bi'i' pmhrîLsst: aveu effusion. Je ne sais pas ee que Je lui ni fait, mais tout froid qu'il est, ce digne bommn , il a l'air de m'aimer comme son
Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France
HU'ITRE 1IL"ITIÈ1IE.
Je crois bien que c'est aux lettres de ma boum; mère encore plus qu'à ma bonne totalité que je dois tout cela. Jct'cDYoie n0 duplicata de ma conscription. Beaumont m'a mené a sa section et m*a fait inscrire, fntlf. démarche Hait nti-esH;iire ; sans scia, maigre ma présence au corps, j'aurais encouru les peines portées parla loi. Tu vasdonclirequej'escrcc la profession de chasseur à cheval , et que ma taille est d'un mètre sept cent trente-trois atUHmilru, &
peut-être que j'ai grandi ce mois-ci de sept cent trente-trois coudées, mais cela ne fait toujours que cinq pieds trois pouces. Hier, en retenant ma place à la diligence, j'ai emmené le commis qui m'inscrivait sur le registre. — Ah ! monsieur, je suis de la conscription, voilà un uniforme gui vous va bien, voulez-vous m adresser à votre capitaine? — Certainement, mon camarade, je vais chez lui, venezy a ht mi Un juin, binôme \i naii s'iiitci'.i.c aussi pour la diligence, nous entend et nous suit: bientftt j'emmènerai le postillon et les chevaux.
Tu vois bien, ma bonne mère, que je ne suis pas le seul qui ait le goût militaire, car tous s'en vont joyeux et fiers. Je pars, je t'embrasse, je taime, je recommande à père Dcscbarlres et à ma bonne, et mène aussi un peu à Tristan, de te distraire, de te
HISTOIRE DE MA Vllï.
r, de te soigner. Je reviendrai bi