‹ Histoire de ma vie. Tome 2Chapitre 42 sur 85 · CHAPITRE DIXIfcllE · texte numérisé non relu

CHAPITRE DIXIfcllE

passe un pan de sa robe par-dessus son épaule... ce n'es! pas encore cela; regarde ji oflté : 11 y a une femme couronnée de joncs, qui tient d'une main une espèce de plat ou patène, et de l'autre une aiguière. Eh bien, t'est la figure, la taille, la grâce de ma chanolcessc , c'est son portrait, c'est commo si tu la voyais.

Quaa'.au jitiim . el!cc-l malicieuse et pén.'fraute. a l'excès, sensible, douce, mais d'une malice I Je ne suis qu'un sot auprès d'elle. Quand elle veut savoir ce que je VBuï qu'elle ne sache point, elle ni''-nv[li)pn' Ce picLrs ; o'.lo ne - ci il ni .ni erstc ni un regard, enfin elle me force de tout lui avouer. Elle lit, je crois, dans ma pensée. Je suis pris eoeimo nv.fi bè'.e : am-i r: ai Menant ai-je p- : s le pirli (le tnul. lui laennlrT sans nie faire interjeter. J'r.vnis un peu l'ai- l'asivnVile ■h- ;- une maison ; elle me défend d'y aller, si ce n'est les jours où elle y sera. Enfin je n'en finirais pas si je voulais le «tenu 1er toute* ses finesses i l ses charmantes ja^on.ies. Ce -ersil une triste chose que île quitter tant de bonheur pour aller faire le soldat en conscience daus un depût, cuucher â deux avec un camarade pouilleux, panser les clicvau\ <■ s'impri^-it r de l'odeur fia crottin et autre* donet'iirs du i irtier ! Si 1« (!i'név,.l m'en parle , je le supplierai de m'envoyer aux escadrons <;■: [îuerre, parce que la, s'il y a de la peine, Il y a du moins rie. l'utilité, e! de l'honneur, et , ma foi, de la

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peine anus honneur, je n'en suis pas trop curieux. Tu me fais rire, ma biinoe mere, avec ton horreur pour les vainqueurs : tu dirais vulontiers :

Le général est vraiment un brave homme, hail.ïj.n, bienfaisant, ri (|-je j'aimr malsn: ses semions un peu froids et vagues. L'autre jour, la femme d'un omj:l::-s c. mi fnniT^es v iuL le prier d'apostiller un mémoire qu'elle avait fait pour la réintégration de son mari destitué. Le général, ne In connaissant pas, ne pouvait lui donner sa signaliini ; mai? , nurrr.e i-'W ii;,missiiil être, dans le besoin , il lu! envoya quatre louis par Durosncl. Celle femme les aecepta ave i< beaucoup de reconnaissance , et vint les rendre avec beaucoup de dignité huit Jours après.

Encore quelque chose sur Cauloincourt. II avait pris un tel ascendant sur le général, qu'un jour celui-ci élant venu ou bureau apporter un ordre du travail de la journée et de la distribution des heures, Canluincourt, trouvant ce papier sur la table, rentra furn:i;\ chez If ^enfï?.), ditkira l'ordre srms ses yeux, et lui dit qu'il savait bien mener lehureau, et qu'il ne s'en mêlerait plus si le général s'en mé-

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CHAPITRE DIXIEME. 129 lait. C'est un peu fort ! 11 disait à Miinlnoir qu'il ne devait pas se familiariser avec moi et se laisser appeler Maulnoir tout court par un simple, chasseur. Maulnoir lui répondit que hors du servir» j'étais son ami et son camarade, et qu'il me savait assez de discernement pour ne pas aller lui crier Maulnoir tout court dans la plaine, lorsque nous étions en léte du régimeut, lui à cote du général et mol derrière. Caulaioeourt il persuadé aussi au genïral de faire quartier- maître un secrétaire du bureau qui portait ses billets doux et qui lui répétait tout ce que nous disions, car il est curieux comme une femmcl Le général va, en effet, nommer a une belle plaee ce monsieur , l'espion el le messager d'amour de mons Cnulameourt. Aussi toute la journée Maulnoir, l'autre secrétaire et mol nous l'accablons de mauvais tours et de mauvaises plaisanteries. Il doit lui tarder d'être débarrassé de nous.

Adieu, nia bonne mère, je t'embrasse de (oute mon ame ; je pars pour ***. La, comme partout, ton grand benêt de fils pensera à toi.

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uistoibe un MA VIR.

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