CHAPITRE UNZlfeME
j'évite de me prévaloir, mais sous lequel je suis ..r.l :.'in i- e! ;■( [:inni:,:iifli' pa-lect.. est r.er.iibi'-ent en ma faveur et m'ouvre le chemin : mais il m'impose aussi une responsabilité , et fi j'étais un malotru ou un ira pertinent, ma naissance, loi» de me sauver, me rondo Tinerait et me ferait haïr davan- <.'r-l ilnuc [jiius-it:«[iiis ipi.: ii-i;is v.'iloii-i ■.ni! k|uu chose, en, pmir miras ([Le , par les principe!; l'.N.liiciiii.,;-, r, ms ri il. mués; et si je vaux ipetipio chose, si t'inspire quelque syrip:.lbie, c'est pjrec que tu l'es donné beaucoup de peine, ma E > i ■ i . 1 1 : = miTf, pmii- que j-: r,,s5i? ili^uo île loi.
'.j:)i;K. j ei'lii me-n cUiik; qui me [l aisse piii-mi les e.uii aiir.ablt'F. fur le régime ni :li- SiIujiiiIum l,-h! j-elguus, qi.i est maintenant ici, ne ressemble en rien au notre. Les officiers y ont licuiieoup i L i- i-,nri:uc >:l ( ii-. : lit-il l ;i f'Isti uo. les ji.'iin ;.;. siens siins pr.iio , que^nc Liin élevés qu'ils soient. Chez nous, c'est tou", le contraire, nus officiers sont compères et compagnons avec nous quand nous leur plaisons. Ils nous prennent sous le bras et viennent boire de la Mère avec nous; et nous n'en sommes ip.c pins soumis et plus respectueux quand ils sont dans leurs fondions et nons dans les nôtres.
Ilu reste, il y a un des officiers de Scliumne rgdra^uns auquel le général m ' a particulièrement
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i-ecornmnndé et qui fait exception. C'est M. Favet, quartier -maître. Le général m'a dit de le regarder comme un autre lui-même el de lui demander de m'avancer de l'argent quand J'en aurais besoin. Ce M. Favet , n'ayant pas encore reçu la lettre du général , m'a accueilli an mieux snr parole, m'a présenté n sa femme, qui est charmante, et m'a mené à la campagne chez son perc.
Je ne sais qui diable a pu me donner ici kl réjiu ■ talion d'être riche : ce matin mon hâte voulait m'empru nier dis louis, et M.Dupré voulait me vendre un cheval. Le fait est que je ae possède pourtant qu'un seul louis. Je suis arrivé avec deux, et le premier est déjà passé dans l'estomac de mon fourrier et de mon maréchal des logis, car il était indispensable de faire connaissance avec eux par un régal splendide. Aussi m'aiment-ils jusqu'à l'adoratiOD, ce qui m'est fort commode. Ils ont ouï dire que j'tlnis protey par li- i!i'iL.:r.il , il ils me ilcnirinilciif ma protection auprès de lui. Ils m'apportent leurs l'-tats île ser\iee , et j'ai beau leur dire que je voudrais bien avoir de l'avancement pour moi-même, ils s'obstinent à croire que je peux leur en faire nhtfnir rt qui je ne suis soldat que pour mon plaisir
Mon brigadier et mon maréchal des logis sont pour moi aux petits soins et me choient comme si j'étais leur supérieur; ce qui est tout le contraire.
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ClIAPlTim ONZIÈME. 161 lia ont k droit de me commander et de me mettre a la salle de police , <.:i pourtant te sont eux qui me servent v.a:xur,c. s'ils étaient mes palefreniers. A la manœuvre, j'ai toujours le meilleur cheval, je le trouve tout sellé, -mit liridé , (nui en main par tes Jjr.lïes gens, qui, pour un peu , me tiendraient l'etrier. Quand la manœuvre est finie, ils m'osent niiin cbevnl des mains et ne veulent plus que je m'en
euv. tomme un 1 c-ssu. Mon fcui rir- surtout est un
liorr ■ fc [jriiiL-i il'i il lealiell. cl. ii fil il [.' TieHeliai'-
Ln'sa'.ci.'s.:'seunstri:s;ce sont de t:m:s petits pas m.m.s [|-,i'i: ifut nlwilmient fumier aux bel les manières. ][ ne leur permet p.is de jouer au palet avec (les pierres , parce que cela sent trop le village. Il s'occupe aussi de leur langage. Hier il en vint un pour lui annoncer que les chevaux ttinitl lr?.tnus adU-s. Comment 1 lui dit-il d'un ah' Indigné , lie vous ai-je pas dit cent foi; qu'il ne fallait lias dire tTclaus't On (lit tout simplement : o Mon fourrier, v'/à qui c'est prêt. Au reste, je m'y en vai mei-mêais. a Et le voila parti après cette belle leçon.
Te voudrais hien que tu fusses en route par ce. beau temps. Il >';. i; ici une uia.ru r f'toul'f.uile , mois je ne m'en plaint pas. J'ai eu si froid cet hiver qu'il me. semble que je ne suis pas encore bien dégelé. Sur quoi le père Dc;cliarlres aura-t-il monte pour faire le voyage df Nérisî Je ne pense pas qu'il ait
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16ï HISTOIRE DE MA VIE.
cliuY imài'.e? l*;ir'(:-moL lilcn de 1 INohant , ran bonne mire. Tout ce qui ne m'y Intéressait pas quand j'y étals nrJu prix maintenant, puisque tu l'en occupe» et y trouves du plaisir. Je t'embrasse de toute mon