‹ Histoire de ma vie. Tome 2Chapitre 6 sur 85 · LETTRE II · texte numérisé non relu

LETTRE II

Pari", fi VPnili'iiii.ire an VII ( .miiternlim 17!>SJ.

Je t'écris, ma bonne mère, de chez noire A'aunrraii*. La loi de la conscription proclamée ce matin, rt ir.ii or. Ion ut ;le ri-jc.-: ncl it dans les v!u;:l--i\ purs, m'empédie. d'attendre ta réponse et me détermine a prendre le ;:artl diiiil je t'ai parlé. Nous allons tous les deux ce matin chez le capitaine des chasseurs afin de terminer celte iilïiLirc. Ne t'inquiète pas, ma ti;!iiti! mère. Il î/iijïil il ail ; l'en £m niîDn à Uni vj'bs , et non point au feu de l'ennemi. J'ar.rci pr >l>:il>h nient :.u eoiiMé eu u.'ie uiti.' mljhi iil t- qji nu- furrrri

■ I.'aWif île nc.mmnnf , son ourle.

Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

CHAPITRE HUITIÈME. 33 de venir bientôt l'uni irai; ri'. Tous les jeunes gens ici ont la tète ou la figure a t'euws. Toutes les jolies femmes et les bonnes mères se désolent ; mais il n'y a pas de quoi , je t'assure. Je vais endosser le dolnian vert, prendre le grand sabre et laisser croître mes moustaches. Te voila, mère d'un défenseur de la patrie, et ayant droit ou milliard ; c'est un profit tout clair. Allons, ma bonne mère, ce t'afflige pas, tu me reverras bientôt. .Te n'aurai pas plutôt fait deux on trois mois ili garnison, que j'obtiendrai, par le moyen de notre ami, une petite commission pour Notant, sois-en bien certaine et regarde tout ceci eon.iur un lovajre force pour affaires. Je n'ai qu'un chagrin , c'est de ra 'éloigner de

brasse de toute mon âme ; ne t'afflige pas, je t'en supplie 1

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