LETTRE III
l'ifis, ' icjlilrl liaiv. ■ iipl.'lllli ,■ !>■■.
Je ne conçois pas, ma bonne mère, pourquoi tu n'as pas reçu plus tût de mes uouvelles. Je t'ai écrit chaque courrier avec la plus grande exactitude. rat-
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tendais de jour en jour ta réponse sur mon nouvel état, mais elle ne m'est pas encore parvenue. On publie dans toutes les rues la conscription et l'appel aux jniiics iotis. Cet appel consiste, à cr qu'on (lit, û les faire fourrer en prison et à les forcer de re- Joindre leur corps. Il ne faut pas que cela t'effraj e. Je ne snis plus de la conscription, Je buis volontaire. .T'ai le grand sabre, la toirae rouge et le dolmun vert. Quant a mes nmustai'jiiis, elles ne sont pas encore aussi longues que Je pourrais In nVKrrr ; mais cela viendra. Déjà ou trembk à mon aspecl ; du moins Je l'espère. Muus, ma chère bonne mère, ne t'afflige pas, je viendrai te voir si tu veux à Nohaiit avon! d'aller en garnison. Mou capitaine me l'a offert. C'est un fort Râlant homme, froid i-umnir. un, i:n:i\i. a ;:.uils , mnis qui fait h'[n - uir. J'ai la certitude d'avoir bientôt de l'ai ancement. De tout temps j'ai aspiré a l'état militaire ; j'aurais tuujours été oblige de me séparer de toi. Il faut enfin, tu le sais, embrasser uu état. Avec de la yq- 1 i.int :■ cl ilu Lïii.r.i.e. ;r. \y.\.\ tvuwir (lai:s edui-ci. .Te suis soldat; niais le maréchal de Saxe n'a-t-il pas servi volontairement dans cf. poste pcuilantuVm ausî Toi-même tu reconnaissais que j'étais en fige de chercher un état. Je tergiversais sur le chol'i , parce que tu craignais trop la guerre , mais au fond je désirais d'être forcé par les circonstances à suivre mes inclinations. Le fait est arrivé. Je serais heu-
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CIlAI'iillE HUIT1ËMK. J5 ieiiï de cela sans la douleur de te quitter et sans rr-s inquiétudes iiul nie lin-liirent : r-ip.is je l'nssurt!, mn bonne mere, que la où je vais on ne se bat pas, et que j'aurai souvent des congés pour te voir. Allons, ton chasseur t'embrasse de toute son ime et présente respects A ces dames. Il y s dans le régiment une place vacante de trompette, proposela au père Deschartres. J'embrasse ma bonne. Adieu,