LETTRE XLIV
Teneurs à Thlorrville, ma bonne mère; depuis quatre heures du matin Jusqu'à huit heures du soir dans les exercices a pied et à cheval, et figurant comme serre-ille dans :cs uns et dans les autres, eu nia qualité île brlgndic -, Je rentre, le soir, excédé ,
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m HISTOIRE DE MA VIE.
n'ayant pu donner un seul instant aux muta, aux jeux et aux rit. Je manque les plus jolies parties , Je néglige les plus jolies femmes, je ne fais mime presque plus de musique. Je suis brigadier à la lettre je me plonge dans la tactique, et je suis pétrifié de me voir devenu un modèle d'exactitude et d'activité. Ut le plus drôle de l'affaire, c'est que j'j prends goût et ne regrette rien de ma vie facile et libre. J'ai l'espoir, d'après les promesses de Benrnomille, de passer bientôt maréchal des logis. C'est pour le enup que je serai décidément il. J'ordonne. Il est impossihled'être plus aimable que Eeurnnnvflle. Il m'a écrit deux fois depuis que je suis ici , il a écrit pour moi iu chef de brigade et au commandant Dupré. Il ne Se
îc craint pas de se compromettre, lui. Je ne doute pas que le général Harville ne me veuille du bien, mais c'est un paralvtique quand il s'agit de se mettre en avant pour quoi que ce soit Je ne sais si la terreur et les prisons ont fait sur lui une impression fâcheuse, mais on dirait qu'en toute occasion il veut se faire oublier du gouvernement et passer inaperçu. J'ai appris aujourd'hui que mon régiment n'était plus sous son inspection. Il établira sou quartier général a Strasbourg. Dans ce moment il doit être a Paris, et je ce sais plus trop où lui écrire. Tes lettres, « toi, lui ont tourné la tete, et il m'a pris dans un tel amour, que s'il avait pu me mettre dans
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CHAPITRE ONZIÉMB. (73 un bocal pour mecnnserier,i] n'y aurait pas manqué. Mais il ne devrait pas pousser sa sollieiturlu jusqu'à m'empêcher de poursuite ma carrière. Que tu es benne de l'occuper ainsi de la Petite Maison ! Ah ! si toutes les mères *e f.-asr-mfclriieiit, un Dis ingrat
J'ai reçu l'argent, j'a paye mutes mes dépenses. Je suis au niveau de. mts affaires, n'est-a-dire que je suis sans le sou , mai! je ue dois plus rien h personne. Ke m'en envoie pas avant la fin du mois. J'iii de tout à crédit ici, et je ne manque de rien. Adieu, ma bonne mère, je t'aime de toute mon aine, je t'embrasse comme je t'aime. Mes amitiés à l>e-i-li:ir-.rcs i:t à mi. boune.
La lettre qu'on vient de lire et qui porte la date de Thion ville fut écrite < e Colmar. Cette date est un pieux mensonge que va expliquer la lettre suivante. Le mouvement d'humeur contre le général d'EnrvilSe seiM expliqué aussi. Si le lecteur s'intéresse à cette lurrfspmuhiriL.'. , Je ne vcm pas jjà'r.T sa surprise en racontant ce qui se passa dans l'esprit du jeune brigadier durant c>:tte quinzaine.
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