‹ Histoire de ma vie. Tome 2Chapitre 67 sur 85 · CHAPITRE DOUZIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DOUZIÈME

him des L'Un lions qui m'en ont empêché. Se lui lu

iSl-l-HKTS kliljis Îlu.lI I H 1 , 1 f l)i!ïimis IV]'':, l'C'uil

Je l'écrire h toi, ma bonne mi-re. Tu «sis li!e:i qui' j'iiv.'iih le ci.ï-i:r pri-; [iiir ui'i' ft- : i • v i-W-iisictp r:n'jl me fallait ijuilltr t! qui, pas plus que toi , ii'muit envie de me voir ntln- à la guerre. Lutter contre bel mère et contre sa m n'Irez; , q'.;itttr l'-.ine il [!év>b,'ir à l'autre, et sentir qu'on le doit, que la mort an cliamp d'honneur serait préférable, n une vie île

lll-lïCCJi pilSSill' Ô.M\< b. IlOLilC. C'i'v.lil Une L'IMIltii'.

lulle trop rude par la douleur et tes inquiétudes...

rais dû lui écrire. Il n'rùt pu que me donner de bons cnnw:ls cl (lu co:..i i t.c. >1»is m'aurai il i\ntb le secret auprès lie toi? Enfin depuis que je suis â l'armée, je me suis trouvé un peu plus digne de pardon, et avant d'avoir reçu ta lettre je lui aiais écrit.

Quant à celle que M. Doulourdoueis dit avoir

rai au général Harvl'lc, et pourtant je ne peux pas m'empécher de lui en vouloir un peu, car plus je vais, plus je reconnais qu'un soldat qui demande de l'avancement sans avoir brûlé une amorce est

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un pauvre sire, et que j'aurais fait une sotte ligure si je n'avais désohéi. A présent je puis demander et rspf ht -'.Vf:-:!: nt'lir:, r. .1 ,ii envoyé des coups ik l'aimIiîiii à lY:i:;em- , j'ai nitiinui -ls lialléï .iil'fli'.- autour de mes oreille, et je puis snns mugir causer avec 1rs vieuï militaires. Je n'ai pourtant pas été

ter et. lie faire lii piiiiiri: un peu moins ilureriOr-t que je ne la fais u:aint::naii;. J'avais écrit de Cologne à Beurnunville puur lui dire que je voulais i.tisuluiiietil rejcunlic 'e- s'M'.iînii^ de miene, et il m'avait répondu eu m 'approuvant et eu me proposant de m'ottaclin' de s„ite a i pourrai d'Hautpuul ou au général Klein, A mon chais. Je le remerciin, iiinis no mulus i.'" lit .[uitîii le jii'inl'ral ili.n Lie pour un outre, et je préférai, puisque je me séparais de lui uniquement pour faire la guerre, la faire avec le régiment et subir toutes les misères do soldat. Certes je suis loin d'être dans la prospérité à l'heure qu'il est Je suis soumis h toutes tes corvées, A toutes les gardes, à tous les bivouacs, à tons les appels nomme les autres. Je panse mon elievul, je vais au fourrage-, je vis à la pimt-Ke, heureux quand gamelle il y a! Eh bien , fuiaé-je dis f.ii> plus mal , je i:e regretterais pas ce que j'ai fait; car Je sens que persounc n'a lien n me reprocher, et que si le général Manille me hlilme, il

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CHAPITRE DOUZIÈME. SOI aura tort. Dana tons les cas, Beurnonyllle et M. de la Tour d'Auvergne m'approm eut et me protègent. Ils pourront le faire d'autant mieux maintenant que je ue suis plus seulement le petit-fils du maréchal de Saxe, mais que je Suis soldat pour tout de bon lie la république, et que J'ai justifié autant qu'il était en moi l'intérêt qu'on m'accorde. Pour toi , ma bonne mère , tu n'es plus considérée comme une femme suspecte de l'ancien régime, mais comme ïa mère d'un vengeur de la patrie. Oui, ma mère, c'est sur ce pied-là qu'il faut le prendre en France

au ri'-Tiiftil, mais jV ;i; H,iii I iris qu'il fallait ailcr droit son chemin et servir sou pays sans regarder derrière soi; faire bon marché de la fortune et du rang que la révolution nous a fait perdre, et se trouver assez heureux si l'on peut devoir a soimême désormais ce que nous devions jadis au hasard do la naissance. Allons , père Des Chartres, il faut vous ériger eu Caton d'Utique et ne plus me parler du passe. Je ne succombe point sous la rigueur du régime militaire, car je grandis à vue d'ail, et tous ceux qui ne m'ont pua vu depuis un mois s'en aperçoivent, i.oin de maigrir, je deviens plus carré, et je me sens chaque jour plus fort et plus ditpus. Tu jugeras toi-même bientôt de mes progrès en long et en large. Tu me demandes si (2.

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c'est moi qui ai Tait faire mon nouveau cachet 1 . Oui, ma bonne mère, je L'a! dessiné et fait exécuter à Tliionville. Je suis bien content qu'il te plaise, cl r.-uf! tu le trouves p vfi'i'able aux armoiries qu'un nous a supprimées.

Je vais demain a Meltz , à quatre lieues d'ici sur notre droite, avec le général Brunet. C'est Le quarti.-r cri.i'i'i! du eéiifr;L Suv.lt. Le rPûWTit de mon cher Maulnoir est dans cette ville , j'espère l'y voir.

On croit Ici que l'arrivée de Buûn aparté décidera les puissances à la paix. Les Russes sont presque tous échinés. Les Autrichien! les détestent. Il règne entre eu* la même inimitié qu'en 92 avec Les Prussiens. Ils sont tts-fi-vis de nous de l'autre coté du Rhin. Ils défendent les montagnes des Grisons, où l'on n'a aucune envie d'aller les déranger, car ils n'y ont pour subsister que de la neige, et le diable m'emporte si je sais comment ils s'eu tirent. On pourra peut-être passer sur la gauche il Bhcineck, qui est a la queue du beau lac de Constance. Regarde sur la carte , et tu verras toutes nos positions depuis Uljcinecl. jusqu'à Meltz; si l'on passait h RlH'iiirck, ce serait pour entrer en Soiinbe. Mois il n'en est pas question encore, on est immobile de part et d'autre. On nous a envoyé des parlcmen-

i C'tst un «abre entouré do lauriort, mot telle devise i Il xm tes utriltr.

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