LETTRE XLIX
Hflasl ma bonne mère, Je ne suis pas encore nomme, et paur courir après ces diables de galons J'ui quitté le général Brunet, et je vois tous mes projets renversés, car il m'écrit ù l'inslaot qu'il part pour l'armée d'Italie. Cela me désole; j'aurais fait un si brau voyage avec Ml 11 avait bien raison de me refuser d'abord à ce damné chef de brigade,
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CHAPITRE TREIZIÈME. tl9 et do lui dire : o Vous n'aurez pas mon brigadier. Je l'ai disputé ou général Mortier, et ee n'est pas pour vous le rendre. Il est ù moi, Je le veux absolument, u Et quand il ;i céJc devant la promesse qu'un me ferait maréchal des logis, quand 11 part pour l'Italie, voila qu'il prend, au citoyen Ordener une belle réflexion. Il me dit qu'il craint de faire des Jaloux et qu'il ue pont (cuir sa promesse. Cependant, a la sollicitation du docteur, qui a beaucoup de crédit sur son esprit, il consent à me nommer fourrier. Le bel effort I Enfin, Il faut s'en
plus tenu de panser mon cheval , je ne monte plus do piquet, plus d'inspections de chevaux, d'armes, de selles et autres minuties assommantes qu'on inflige a regret au pauvre soldat harasse en temps de guérie. Je suis donc un peu plos commodément, mais j'enrage d'avoir été joué par ee féroce Alsacien, qui n'avait pourtant pas l'air malin, et que i:ioi, M te !2i uni., j 'étais '.mit i]:s[jc;ç k aieter.
J'attends avec impatience que tu puisses m'envojer quelque chose, car je ne me suis pas enrichi en me remontant d'un cheval à tes frais. Je n'ai plus un mouchoir, mes cravates sont en loques, mes bottes sont trouées, mon habit percé au coude, pas seulement de quoi m'acheterun ruban de queue 1 Ne t'afflige pas de tout cela pourtant, et ne prends
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pas Ma malheurs su sérieux. Je suis jeune, fort, peu délicat dons mes habitudes physiques, et je
de rien. Je vnis quelquefois notre ancienne opulence comme dans un n'' -.'. fhu'lle ;)i "i.'-i i-im-c -mjourd'hui pour moi ! Eh bien , quand Je me demande, eu que vr-nis fi je te voiïLis dan- l'éliiL où je
suis, je sens que j'en deviendrais fou , et alors en pensant que ce n'est que moi qui pfttis un peu , je me trouve presque heureux. Tu vois que je sais me faire des raisonnements baroques pour me consoler.
Je n'ai pas vu le pont du Diable. Il faudrait pour cela aller juqu'au Saint-Gothord. Mats j'ai reeonnu grand nombre de Biles qui sont dans notre gros livre de Kohant : le lae de Zurich, celui de Constance, etc. J'ai vu des glacière aut environs de Claris. Dans le Multenlhol, j'ai vu un pont suspendu a environ quinze eenls pieds au-dessus d'un lorrent. Ce pou t a douze pieds de large. Notre armée y a passé en battant en retraite, dans une des derrières affaires, et un grand nombre de nos soldats a fait le saut périlleux. J'ai gravi dans des montagnes linrrililrs, dominant des vallées qui offraient l'image de la déflation, l'horizon borné de toutes parti de rochers affreux. Pas une cabane, pas un Être vivant, un silenee épouvantable !....
Je suis bien content que l'ami Pernon aille pawer l'hiver a Kohant. Cette société te distraira. Si je
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