‹ Histoire de ma vie. Tome 2Chapitre 79 sur 85 · CHAPITRE QUATORZIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE QUATORZIÈME

Court réaunn!. — Balaille de Marcngo. — Turin, Milan eu 1800. — Brigands sur les roulai. — Mission,

Mais si je continue l'bistoire de mon père, on me dira peut-être que je torde bien À tenir la promesse que j'ai faite de reconter ma propre histoire. Fautil que je rappelle ici ce que J'ai dit au commencement de mon livre? Tout lecteur a la mémoire courte, et au risque de me répéter, je résumerai de nouveau ma pensée sur le travail que j'ai entrepris.

Toutes les existences sont solidaires les unes des autres , et tout être humain qui présenterait In sienne Isolement, sans la rattacher à celle de ses semblables, n'offrirait qu'une énigme à débrouiller. La solidarité est bien plus évidente encore lorsqu'elle est immédiate comme celle qui rattache les enfants au*, parents , les amis aux amis du passe et du présent, les contemporains aus contemporains de In veille et du jour même. Quant à moi (comme quant a vous tous), mes pensées, mes croyances et mes répulsions, ir.t? instincts comme mes senti mt'iiN

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CHAPITRE QUATORZIÈME. 2i1 seraient un mystère o mes propres yeux, et je ne pourrais les attribuer qu'au hasard, qui n'a jamais rien expliqué en ce monde, si je ne relisais pas dans le passé la paLte qui oréeeile erlle ni: l'uni inrliiiduallté est Inscrite dans le livre universel. Cette individuelle a'ii p.Li- fllii seul,- ni siamf:catiim ni importance aucune. Elle ne prend un sens quelconque qu'en devenant une parcelle de la vie générale , en se fondant avec l'individualité de chacun de mes semblables, et t'es'; pur là qu'elle devient de l'histoire.

En outre de cette vérité banale et que personne , j'imagine, ne coiiti'sïra-s, j'ai expnsé la grande influence que j'attribue à l'hérédité d'organisation , et qui me parait une véri'é aiisi: banale que l'autre, .le n'ai pas c.juclu et je me ^nrJiTiiis bien île ojiiclure que cette hérédité dut entraîner une fatalité aligne ; mai; elle a aise; d'inilui iiir^iir nom pour empêcher que notre liberté soit absolue. Les mêmes Instincts, les mêmes tendances produisent des résultais fl:f:Vi-i-ti:> , [ianv ijnc le mil eu que nous traversons n'est jamais identique nu milieu traversé par ceux qui nous ont précédés. Il y a encore cette distinction à faire, que toute tendaoce, même dangereuse eu apparence, peut être dirigée vers le bien; que l'instinct de la violence pn.it devenir la férocité ou la bravoure , s-clon les enseignements et les ciri>i!:is!;iu;t;s , tic même que eel'.i: (le la tnidi-iw pr.;t

HlSTOHilî M MA VIE.

devenir le dévouement ou lu faiblisse, Identité d'éléments, diversité infinie dans la combinaison du ces éléments, c'est la loi Invariable qui préside à toutes choses dans l'univers, el il est impossible de rien comprendre sans constater cette loi, L'affaire d« 3 ri l'iii.iCfi it tir Ij! fiivs:'ienff bi;mn:!;e. c'e-.t Je trouver on équilibre! et une iuii mtinie entre ors deux termes, l'kleni.ité et li diversili-. C'est l'action de Dieu dons la création universelle, c'est la logique du t'iiomme dans le gouvernement de an propre existence.

Ceci posé ,et pour n'y plu» revenir, j'affirme que je ne pourrais pas raconter et expliquer ma vie sans avoir raconté et fait comprendre celle de mes parents. C'est aussi nécessaire dons l'histoire des Individus que daus l'histoire du genre humain. Lise/ à port uue page de la révolution on de l'empire, vrms [L'y muipreiidrc* lien si vous ne c.-jrmaisscv toute l'histoire antérieure Je '.a M-vulution et de l'empire; et pour comoreniuv 1» ;\'v;jl-.;:ij« et i'empieo, encore vous faut-Il connaître tonte l'histoire de l'humanité. Je riKunl.i: iei une hisloire intime. L'human i - -0 i. m< m :,i-t)irv i'itiroo ibns e/.iwiLC lunnnie. 11 faut donc que j'embrasse une [imode d'environ cent ;-.ns p m r iieimler <i a:t":i ■ il.-.' un.-, tir i:„l Mr.

,1e i-,e puis niiirdùiine:' miv.s ei hunes souvenus. J'ai traversé l'empire el la restauration. J'étais trop jeune au commencement pour comprendre par mol.

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CHAPITRE QUATOBZIÈilE. Îi3 mémo l'histoire qui ee faisait sous mes yeux et fini S'agitait autour de moi : j'ai compris alors tanlot par persuasion, tantôt par réaction, A travers les i ■ipivî^iiiiLi du lise, pi;ri'i]' ; -. F.iiv, ils a'.ait'at 'rairrsr IV.uik'iLiif. iinniinvljii.' il la i-t-vijL.it i ;i Smij leurs impruasions, les miennes eussent été beaucoup plus vagues, et il est douteux que j'eusse conservé des premiers temps de ma vie un souvenir aussi net que celui que j'ai. — Or, ces premières impressions,

[;iiaiulrll t ï;ai; 1 !<'%iM'S"ILïl]FliMriii 1 f.a'la:i('iM'il;irir l i', et tout le reste de notre vie n'en est souvent que la eaii.iipicn™ rigoureuse.

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