‹ Histoire de ma vie. Tome 2Chapitre 9 sur 85 · LETTRE V · texte numérisé non relu

LETTRE V

farta, le 13 vendémiaire aa VII (octobre 1738).

.l'J t 'écris au moment d'aller theï le généra: lieurnonville. C'est un «mi de M. Perrln , ami inlline du général, qui me présente. Beurnonville est général w ° n ' S

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de l'armée d'Angleterre dont je fais partie, et par sou moyen j'espère avoir uu prompt avancement. Il sera a propos que tu lui écrives. Tu lui dira» que si tu ne m'as pas envoyé plus tôt à la défense de la patrie, c'est que les lois s'y opposaient , puisqu'on m'avait compris dans la classe des nobles ; qu'enfin le décret de la conscription me permet de partir, et que tu lui demandes pour moi son appui. Dans tout cela, il n'y aura qu'une moitié de mensonge, ton zèle pour m'envoyer a la guerre. Euûu tn t'en tireras à pervertie, je n'en suis pas en peine. On reparle ici de la paix , et toutes mes affaires vont probablement se passer en promenades.

J'ai été voir hifi- 1rs éléphants, les lions et toute la société féroce du jardin des plantes. 11 y a un chien de la taille de Tristan eulermé avec la lionne. Il ta mord comme Tristan mord la Belle, et il la fait hurler. Cependant cette bonne bête le prend dans ses griffes, dans sa gueule terrible, sans Ini faire aucun mal, et elle l'aime a la folie. Bel exemple de générosité pour nous autres hommes!

Adieu, ma bonne mère, je cours chez Beumon- Tille. Je te rendrai compte au premier courrier tic ma démarche. Rodier part ces jours-ci pour le Iterry, je t'enverrai par lui ta perruque et les souliers du perc Deschartres. Aura t- 11 de jolis pieds avec ces souliers-là! Je t'embrasse de tonte mon

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