M™" BARAT A PARIS ET A CON FLANS
(Oct. 1850.- Sept. 1833.)
Voyage désiré à Rome. — Le cinquantième anniversaire de la consécration de la Société. — Sa célébration à Rome; humilité de M™« Barat.
— L'audience de Pie IX. — Le complément des constitutions. — Difficultés, puis solution. — Le septième conseil général. — M™* Barat donne en vain sa démission. — Son zèle des âmes, sa circulaire. — Son retour à Paris. — Sa visite à Marmoutier; retraite de la mère Thérèse. — L'école des garçons. — Sa visite à Kientzheim; ses exhortations et adieux. — Le mouton chéri. — Visite à la Ferrandière ; portrait de M"= Prévost. — Séjour de M"'= Barat à Paris, elle y met la pauvreté et la simplicité; visite de Ms^ Parisis. — Elle s'y cache dans l'oraison.
— M. le docteur Récamier. — Sollicitude de M™= Barat pour Conflans; M"« Joséphine Gœtz, maîtresse des novices. — Le P. de Ravignan, au noviciat. — Le P. Barrelle. — Visites de M™« Barat à Conflans.
— Elle y met les âmes dans l'humilité et la charité. — Le zèle de l'apostolat.
La disparition des anciens appuis de la Société avertissait M"*^ Barat qu'il était temps de prendre ses dispositions pour couronner son œuvre, s'il en était besoin, et de pourvoir, sans lacune ni incertitude, au gouvernement régulier de sa famille , quand elle-même ne serait
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plus. Ce fut la raison principale d'un.voyage qui la conduisit à Rome, à la fin de l'année 1830.
Depuis longtemps d'ailleurs, ainsi que nous l'avons vu , elle souhaitait d'aller porter aux pieds du nouveau Pontife ses hommages et ceux de sa Société. « Demandez, écrivait-elle à la supérieure de la Villa-Lanle, demandez au Cœur de Jésus que je puisse mettre ce projet à exécution... Je tremble que le démon ne vienne me barrer le chemin. Si ce n'est que lui, nous lui jetterons de l'eau bénite et nous passerons ^ »
Ce désir était devenu plus ardent encore depuis les glorieuses infortunes de Pie IX. Aussitôt qu'elle apprit son retour de Gaëte, M"'° Barat écrivit à la Villa-Lante : « On nous assure que le Pape rentre enfin à Rome les premiers jours d'avril. Si cela est, et que le calme se rétablisse, oh! que je serai heureuse d'aller vous rejoindre à la fin de l'été! Dès septembre, je me mettrai en route; car probablement ce sera mon dernier voyage à Rome, si toutefois Notre -Seigneur me permet de le faire. Je l'espère de sa bonté-. »
Ayant quitté Paris le 23 octobre, elle s'embarqua à Marseille le 11 de novembre, fête de saint Martin, dans la compagnie de la mère Prévost et de sa secrétaire. « La traversée fut mauvaise, raconte la mère générale. La dernière nuit surtout n'a pas été sans péril. Le capitaine du navire a dit le lendemain (pi'il avait passé un mauvais quart d'heure, en côtoyant l'ile d'Elbe. Le vent était affreux, et la tempête était tell<% (pie j'ai payé moimême le tribut au mal de mer pour la première fois. La
« A M'"' de Limminghe. Paris, 2!î juin 18i7. '■i A M'"' (le Limminghe. Paris, 2o mars ISiO.