‹ Histoire de Madame BaratChapitre 189 sur 311 · II · texte numérisé non relu

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il8 HISTOIRE DE MADAME ISARAT

Saint-Charles, premier berceau de la Sociélë. C'était là que la mère Duchesne, forcée de rentrer, après un court séjour aux Potowatoraies, se consumait dans la prière et la pénitence. Au sein de sa rude vie de victime volontaire, une grande consolation lui fut donnée par la délicate attention de la mère Barat. Ce fut l'arrivée de sa nièce, M'"" Amélie Jouve, sœur d'Aloysia, dont elle avait pris le nom. Destinée au Canada, elle avait reçu l'ordre d'aller d'abord porter à sa vénérable tante le témoignage de la fidèle affection de sa supérieure. « Elle m'a reçue, dit M""^ Jouve, comme un ange du ciel; elle a pleuré de joie, et l'extase du bonheur s'est peinte sur son visage en lisant la lettre de notre très-révérende mère. Je puis, ajoute sa nièce, je puis dire comme saint Antoine : « J'ai vu Paul dans le dé- « sert! » J'ai vu une grande sainte qui achève ses jours. » Après Saint- Charles qui demandait cette mention plus spéciale, contentons- nous de nommer les principaux établissements de ces vastes contrées. Dans le?^ Etats du Sud, on trouvait le Grand -Coteau, où le noviciat avait été transféré depuis la suppression de la maison de Fleurissant; Natchitoches, établi sur la rivière Houge depuis 1847; Bàton-Rougc, où le Sacré- Co?ur arriva le 4 février 1851; enfin , Sainl-Miclicl, dont la prospérité croissait de jour en jour. Plus au nord , Saint-Louis continuait ses œuvres de charité et d'apostolat. Saint-Joseph, situé dans le même diocèse, sur les confins du territoire indien, avait ouvert ses classes en 1853. Enfin la nouvelle mission des Potowatomies s'était transportée, à la suite des sauvages, do la terre de Sugar-Creck à celle de Kansas, à deux journ(''cs de dislaiice. In uionieiil . M"' Haral avait craint «jue ce

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