II
mère insistait pour qu'on les éclairât. Elle allirait Tattention des personnes appelées à guider les autres sur le grand avantage que possède le Sacré-Cœur d'unir la vie active et contemplative, et de pouvoir répondre ainsi au double attrait des âmes vers l'état religieux. « On se trompe, écrivait-elle à M"'° Galitzin, — et ce passage est capital, — on se trompe, si l'on croit qu'il ne faut, dans notre institut, que des âmes appelées à la vie active. Si la vie contemplative nous manque, l'autre ne sera bientôt plus qu'un spectre, un corps sans âme; et alors quel bien pourrons -nous opérer? Au lieu donc d'éloigner de nous des personnes qui ont l'attrait de la vie contemplative, on doit les accepter avec empressement. Nous les consacrerons aux emplois intérieurs ou à l'adoration '. » Elle aimait à remarquer que « les religieuses forcées de sortir du Carmel , à cause de leur santé, se plaisaient au Sacré-Cœur, parce que son institut était basé sur la prière et l'esprit intérieur- ». — « Le Carmel, disait -elle, devrait être implanté dans le Sacré- Cœur, comme le plus bel arbre de ce doux jardin. » Dès 1828, elle formulait ce vœu, (jui fut d'ailleurs celui de sa vie entière : « Un Ordre qui unit la vie contemplative à la vie active a une grâce puissante qui soutient admirablement l'action. C'est ce que je me sens fortement pressée d'établir dans notre Société, avant que Dieu m'appelle à Lui. Par ce moyen, la vie intérieure s'y maintiendra... Je prie le Cœur de Jésus d'attirer un grand nombre d'âmes qui aient l'attrait de la prière. Alors je dirai mon Xioir (Ufniltis. car c'est ainsi que j'avais toujours conçu la Société du Sacré-Cœur. »
« A M"" lie (ialil/in. Koino, •'. mars 1838. 2 A M"" de Clausel. Paris, 28 nov. 1835.