‹ Histoire de madame du BarryChapitre 103 sur 304 · La victime future des Mémoires de Beaumarchais · texte numérisé non relu

La victime future des Mémoires de Beaumarchais

2. V. Bibl. nat., mss. Y. 5728. La pièce porte au frontispice ces mots : « A Paris, chez Claude Hérissant, imprimeur-libraire, MDCCLXVIII, AVEC APPROBATION ET PERMISSION. »

putables à celui qui tenait tous les ministères dans sa main. Au même moment parut une pièce en vers sous ce titre: les Sultanes nocturnes et ambulantes , etc.1 .

Le mouvement une fois lancé ne s’arrêta plus.

Le 4 décembre 1768, le censeur Marin approuvait le Boürbonnois ou l’escroc dupe de lui-même : farce bouffonne mêlée de vaudevilles. La pièce était destinée au théâtre de Nicolet. Le manuscrit revêtu des approbations officielles a été vendu à la Bibliothèque nationale avec les papiers provenant de la succession du sieur Nicolet.

C’est la Bourbonnoise retournée ; un homme vit au détriment des femmes comme la Bourbonnoise aux dépens des hommes.

Puis viennent encore, toujours en 1768 : Le Savetier amoureux de la Bourbonnoise, un acte en prose mêlé de vaudevilles. Et enfin tout un poème. Ce morceau est trop long pour que nous puissions le rapporter en entier, nous renvoyons nos lecteurs à la Bibliothèque nationale2. Citons seulement quelques vers, qui ne permettent point de douter que les traits les plus mordants ne s’appliquassent à la favorite.

Les sultanes nocturnes s’adressent à Cythérée, reine de l’empire amoureux. Elles disent :

De ta cour ce sont les suivantes,

Rieuses et bonnes vivantes

1. Ou lit dans le Journal de la librairie , sous la date du 15 septembre 1768 :

« Les Sultanes nocturnes et ambulantes de la ville de Paris contre les réverbères. 16 p. in-12, vers.

« Imprimé pour le compte de l’auteur et distribué par les colporteurs avec permission tacite. »

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