Architecture française , IV, p
3. On lit dans les Anecdotes .* « Il (le roi) s’inquiéta peu de
« Anciens bains de stuc de madame Adélaïde qui vont servir de cabinet à madame du Barry. »
On assiste, en quelque sorte, à l’opération qui s’est accomplie : transport de l’appartement de Mesdames dans les pièces ci-devant occupées par feue la Dauphine , et installation de madame du Barry à la place de ces princesses 1. Pour plus de clarté nous mettrons en regard du plan imprimé de Blondel un plan que l’on trouve aux Archives nationales sous ce titre : « ancien appartement de madame du Barry en 1769 2. » Madame du Barry a donc eu au château de Versailles un premier appartement en 1769. Nous verrons bientôt comment et pourquoi elle en changea en 1770.
Il résulte en outre des registres des magasins une remarque qui a son importance. Pendant les six premiers mois de l’année 1 769, l’appartement de madame du Barry n’existe pas encore, il n’en est parlé qu’au mois de septembre, comme de chose faite. Que faut-il conclure de là? que les travaux n’étaient pas terminés, ou que peut-être une maîtresse, même déclarée,
gêner Mesdames, qui se trouvèrent ainsi séparées de leur sœur et acquirent une nouvelle Voisine qu’elles détestoient de plus en plus. » (P. 110.) On voit que l’auteur se trompe, puisque madame Louise va occuper l’appartement de la feue Dauphine, où, de son aveu, est déjà madame Adélaïde. Madame Sophie partageait, en outre, le même cabinet de toilette avec madame Louise, et madame Victoire, la garde-robe de madame Adélaïde. Les quatre sœurs étaient donc réunies.
1. Ce prince (Louis XV), voulant rapprocher de lui davantage sa favorite, fit donner à madame Adélaïde l’appartement de la feue Dauphine, et plaça madame du Barry dans celui de la princesse. Cet arrangement était nécessaire aux plaisirs du roi pour jouir plus facilement, et aussitôt qu’il le voudrait, des charmes secrets de sa maîtresse. — Anecdotes , p. 109.