‹ Histoire de madame du BarryChapitre 117 sur 304 · V. l'Espion dévalisé, par Beaudouin de Guémadeuc, p · texte numérisé non relu

V. l'Espion dévalisé, par Beaudouin de Guémadeuc, p

ne sut pas s’élever au-dessus de ce genre de polémique que son idéal M. de Maurepas avait employée, à son grand dam, contre la duchesse de la Tournelle et la marquise de Pompadour.

Il préféra la petite guerre à la grande : il autorisa plus ou moins ouvertement des productions qui, sans son assentiment, n’auraient pas paru ou bien auraient attiré sur la tête de leurs auteurs des poursuites rigoureuses. Nous avons réuni et nous allons parcourir les pièces satyriques qui nous semblent appartenir à cette époque.

Le premier janvier 1769, paraît le brevet d apprentissage d’une fille de modes à Amcitonthe — en vers de huit pieds et à rimes croisées.

Jeanne y figure, sous le nom d’Agnès Pompon comme appréntisse de modes.

Sa tante est la dame La babille , sa maîtresse est madame Tapi, marchande de modes, à Paris, rue Commode , à la Souris.

C’est une longue allusion, depuis le premier vers jusqu’au dernier a l’ancienne condition de madame du Barry, qui, comme nous le savons, avait été fille de boutique chez la Bille. C’est à une syllabe près, qui est ajoutée, le nom de la tante la dame la Babille. On sent bien que la profession d’apprentisse de modes est ce qui préoccupe le moins la docile Agnès ; elle joindra à ses talents un autre métier elle s’en explique sans détours :

Page 1