‹ Histoire de madame du BarryChapitre 121 sur 304 · Belles-lettres, n · texte numérisé non relu

Belles-lettres, n

passée par Jeanne Bécu chez le soi-disant comte du Barry pendant trois années environ au milieu de la société que nous avons décrite h

Dans ses parties les moins authentiques, ce livre est encore curieux en ce qu’il a servi de type aux Anecdotes de Mayrobert . Les scènes de la Gourdan avec mademoiselle Lançon1 2 semblent calquées sur les dialogues entre la Bourbonnaise et la femme Simon. Les descriptions sont les mêmes, le prix du marché est identique, il est évident, qu’il y a eu copie d’un ouvrage par l’autre, avec cette seule différence, que le corrupteur de la jeune fille est un financier au lieu d’être un prélat. Pidansat de Mayrobert ne s’est pas mis autrement en frais d’imagination pour dissimuler son plagiat.

L’exemplaire de l’Arsenal est orné d’une gravure, pliée en deux parce qu’elle est trop grande pour la justification du format, c’est une addition qui a été faite à l’ouvrage primitif peut-être parM. dePaulmy.

La description que donne le Journal de la librairie ne parle ni de frontispice ni d’une estampe quelconque ornant la brochure.

La gravure, assez bien exécutée, représente une jeune femme assise près d’une table de structure grossière. Elle est occupée à écrire une lettre, un bonnet de paysanne, ou baigneuse couvre sa tête elle a des sabots aux pieds. Sa figure ressemble à celle de madame du Barry, dans le portrait de Gaucher d'après Drouais, à ses côtés la cruche d’eau classique.

Au fond de la chambre un grabat. On dirait une

prison ou une chambre d’hôpital. La légende porte ces mots.

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