Promenades , 3e section, Arch. nat., A. E
3. Toutes les jeunes femmes de la Cour, avant leur présentation, prenaient quelques leçons de Vestris pour faire les trois révérences, etc. ( Mémoires de madame Lebrun, t. I", p. 90.)
bait à terre sans pouvoir se relever. Ou bien la reine ou la princesse recevante qui en tenait la place pouvait ne pas épargner à la nouvelle venue l’embarras de baiser le bas de sa jupe et la laisser dans cette position humiliante.
Pour parer à ces petits dangers, les dames s’exercaient, elles prenaient des leçons de Yestris, qui leur apprenait à saluer gracieusement et à donner le coup de talon voulu dans la queue de la robe en se reculant.
D’après la lettre de madame du Deffant à Horace Walpole, du 14 janvier 1769, déjà citée, madame du Barry aurait eu recours à un maître à danser. On comprend que sachant à quel point elle était observée et avec quelle malveillance, elle ait voulu se montrer inattaquable et échapper aux critiques de ces grandes dames railleuses. Elle sortit à son honneur de cette épreuve ; les nouvelles à la main, même celles rapportées par ses ennemis, constatèrent ainsi son succès.
« Madame du Barry a été fort bien reçue de Mesdames et même avec des grâces particulières : tous les spectateurs ont admiré la noblesse de son maintien et l’aisance de ses attitudes. Ce rôle de femme de cour est ordinairement étranger les premières fois qu’on le fait et madame du Barry l’a rempli comme si elle y eût été habituée depuis longtemps1... »
Tous les comptes rendus ne furent pas aussi indulgents. Madame de Genlis, témoin oculaire, parle de madame du Barry avec un dédain affecté, elle ne lui ménage même pas les termes les plus injurieux.