‹ Histoire de madame du BarryChapitre 136 sur 304 · Nouvelles citées par les Anecdotes, p. 115, édit · texte numérisé non relu

Nouvelles citées par les Anecdotes, p. 115, édit

Cependant elle ne dit pas qu’il lui soit arrivé d’accident dans ses évolutions d’étiquette, ce qu’elle n’aurait pas manqué de faire si elle avait donné prise, contre elle, de ce côté. Voici au reste son récit :

« Nous la rencontrâmes (madame du Barry) partout, elle était mise magnifiquement et de bon goût (c’était le jour de sa présentation, 1769).

« Au jour sa figure était passée et des taches de rousseur gâtaient son teint. Son maintien était d’une effronterie révoltante. Ses traits n’étaient pas beaux, mais elle avait des cheveux blonds d’une couleur charmante, de jolies dents et une physionomie agréable, elle avait beaucoup d’éclat à la lumière 1. »

La relation la plus circonstanciée et la plus impartiale est celle de Hardy, nous la transcrivons en entier avec quelques notes rectificatives.

« Hardy, du samedi 22 avril :

« La comtesse du Barri, nouvelle maîtresse du roi est enfin présentée à Sa Majesté, à Mesdames, Monsieur le Dauphin et aux Enfants de France par la comtesse de Béarn ; on avoit parlé pendant près de six mois de cette présentation et depuis quelque teins les bruits paraissoient s’être rallentis sur cet article. Cet événement excita de grands murmures à Paris comme à Versailles. Quelques personnes s’en réjouissoient par intérêt; mais le plus grand nombre étoit dans la consternation. Le lendemain, dimanche, elle assista à la messe du Roi dans la chapelle du château, à la même place qu’avoit occupée avant elle la feue marquise de Pompadour. Elle étoit superbement vêtue et des plus riche (sic) en diamants. On remarqua qu’il y avoit ce jour à la suite du Roi fort peu de seigneurs et de dames de la cour, mais qu’en récompense

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